Ma vie aujourd'hui
Née le 24 Avril 1967 à Aného une ville située à 50 kilomètres de Lomé la capitale de mon pays le TOGO ;mon père AYIH Amah et ma Mère SOSSOU Ayaba me donnèrent les prénoms Amélé Akpévi.
Je m’appelle donc AYIH Amélé Akpévi et je suis issue d’une famille modeste J’ai passé une partie de mon enfance à Cotonou, capitale du Bénin pays situé à l’est du Togo où j’ai entamé des études au cours primaire jusqu’à la classe de CE1 poursuivies à Lyon à l’école Fédérico Garcia Lorca de Vaulx –en –velin (France). De retour au pays je continuai au collège et obtins mon Brevet d’étude . Inscrite au lycée je réussis mon BAC II série A4 avec mention. C’était en 1990.
Mon ambition étant de me mettre au service de la société, je choisis sans hésitation de m’inscrire au département des sciences humaines avec la spécialité psychosociologie de la communication. Munie d’une maîtrise es lettres en 1995, je voulus acquérir plus sur tout ce qui touchait à la personne humaine et je m’inscris donc en faculté de droit, 2ème année. C’est cette année de 1998 que je décidai d’aider mes petits compatriotes en devenant professeur dans un collège d’enseignement général de KEVE.
Psychosociologue de formation, je suis aujourd’hui Chargée de programmes, Formatrice au sein de l’Organisation Non Gouvernementale ASDEB( Action Solidaire pour un Développement Entretenu à la Base ) qui s’occupe des questions de développement de la promotion des statuts socio juridiques de la femme et de la protection de l’enfant. Nous exécutons depuis déjà trois ans un programme dénommé « Soutien socio économique aux femmes et aux orphelins du Sida au Togo ». Nous recensons des orphelins du sida au niveau des hôpitaux, des centres de santé( sur appui du test de dépistage du parent décédé et sur le certificat de décès du parent ) Notons que le nombre total de personnes infectées par le virus du sida au TOGO s’élève à la fin 2001 à 150.000 âmes et les orphelins du fléau va en grandissant soit au total 63.000 enfants. Nous sommes envahis par les cas chaque jour dans notre siège, mais nous sommes limités par les moyens si bien que la liste d’attente que nous avons ouverte est très longue et ne fait que s’allonger. Le Togo est le deuxième pays après la Côte d’Ivoire dans la sous région a avoir le taux le plus élevé.
J’ai travaillé dans plusieurs groupes thématiques en vue de lutter contre la pauvreté dans mon pays. Je suis également correspondante du journal de développement dénommé « Le Forum du développement » un magazine de développement financé par le PNUD dans le cadre du programme de lutte contre la pauvreté.
PAYS VISITES
Des séminaires, des formations, des stages de formations , des conférences et des réunions m’ont permis de visiter des pays comme
Ma contribution volontaire pour rendre la vie autour de moi plus agréable
Ma contribution pour le bonheur des mes compatriotes est effective à plusieurs niveaux.
D’abord en que tant éducatrice hier et formatrice aujourd’hui, je donne à mes semblables la clé de la réussite et de l’épanouissement. Par les séances de formation qu’organise mon organisation les femmes qui constituent la majorité de la population togolaise et la couche la plus démunie sur tous les plans sont informées de leurs droits en tant que être humain à part entière, des moyens à mettre en œuvre afin de sortir de leur état de dépendance, de comment mettre en valeur leur esprit de créativité etc…Pour ce faire des modules sont développés à leur endroit. Concernant les enfants que nous prenons en charge, nous leur donnons des notions sur les droits des enfants notamment le droit à l’éducation, le droit à la santé, le droit d’être nourri etc.
Nous ne minimisons aucun de ces droits, pourtant nous œuvrons plus dans nos actions sur l’éducation (inscriptions des orphelins à l’école et au centre d’apprentissage) ; en cas de maladie , ils reçoivent des soins appropriés, périodiquement nous assurons leur prise en charge alimentaire et tout ce qui touche à leur bien être physique et mental.
Nous pensons que chaque enfant, quelque soit son rang social doit bénéficier des nouvelles technologies de l’information, moyen incontournable mis au service de l’humanité en ce 21ème siècle. C’est ce souci qui a guidé mon organisation à créer un centre de formation informatique et un cyber café en vue d’initier non seulement les orphelins, mais aussi les jeunes élèves et les moins jeunes à la connaissance du micro ordinateur et les initier à la recherche sur Internet. En tant que Chargée de programme et Formatrice, mon principal rôle est d’encadrer ces jeunes et ceci se fait les mercredis soir et les samedis matins jours, des jours auxquels les enfants ne sont pas en classe. Le cyber se trouvant au premier étage de l’immeuble que nous occupons, les enfants ont le loisir de venir consulter au réez de chaussée des livres dans la bibliothèque aménagée pour eux.
Ce que j'aimerais encore développer, apprendre, échanger
Dans un proche avenir, je rêve avec mon organisation construire un centre d’accueil pour les orphelins du sida, centre dans lequel on ouvrira une école primaire et secondaire et des sessions d’apprentissage.
Le constat fait après trois années d’activités dans le domaine de prise en charge des orphelins du sida est le suivant : Certains enfants qu’on a pris en compte vivent avec le parent survivant qui est souvent séropositif. Ce parent peut décéder du jour au lendemain en laissant cet enfant sans tuteur. C’est vrai que nous trouvons assez rapidement des solutions d’approche en leur cherchant des familles d’accueil ( qui sont de bonnes volontés) mais à la longue ces familles d’accueil se désengagent. Un centre d’accueil, pensons-nous, serait une solution définitive pour résoudre ses problèmes et tant d’autres encore. Nous avons en ce sens un projet qui cherche financement pour sa réalisation. Mon organisation ASDEB disposant déjà d’un centre informatique cherche à renforcer les capacités de ce centre. L’aide souhaitée serait donc la donation de micro ordinateurs pour pouvoir satisfaire les nombreux enfants et jeunes qui défilent tous les jours dans nos locaux. Il faut souligner que beaucoup d’établissements scolaires avoisinent le siège de ASDEB, si bien qu’à la sortie des cours ou aux heures creuses, les élèves préfèrent venir faire, des recherches, des jeux, ou autres activités dans le Cyber.
Des échanges d’expériences avec d’autres organisations oeuvrant dans le même domaine seraient les bienvenus. De plus des sessions de formations, des séminaires ateliers, des conférences et colloques et même des stages de formation sur la questions de la protection de l’enfant ne feraient que nous instruire davantage et nous mettre au parfum de ce qui se fait ailleurs et surtout de ce qui est actuel.
Par ailleurs nous pensons que les enfants pourront mieux s’informer sur le virus du sida sur Internet . Ceci serait un moyen idéal pour la sensibilisation sur la prévention de la maladie. Bref Internet serait incontournable pour nos actions futures, non seulement à l’endroit des enfants, mais aussi à l’égard des femmes de nos groupements que nous encadrons.
Un autre projet qui nous tient également à cœur est celui du parrainage de nos orphelins. Nous lançons ici un appel aux bonnes volontés, aux organisations Non gouvernementales de par le monde entier de faire le pas pour devenir parrains des enfants orphelins du sida togolais.
J’ai initié la parution d’un magazine dénommé « sida et orphelins du Sida » dont je suis la rédactrice en chef. Les moyens n’ayant pas suivi, nous n’avons pas encore concrétisé ce projet. C’est également le lieu de faire appel aux bailleurs de fonds pour nous soutenir dans ce sens.