Comme le Bénin voisin, le Togo est un pays qui s’étire vers le nord. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à l’assimiler à un corridor, voire à un rectangle allongé. Mais tous les Togolais les premiers, s’accordent à reconnaître que le Togo est un petit pays-par la taille-noyé dans l’immensité africaine.
Du point de vue du relief, les visiteurs sont tout de suite frappés par cette succession de chaînes de montagnes et de plaines qui semble sans fin. Au Togo, les montagnes forment une sorte d’armature du territoire national. Du nord au sud du pays, l’on rencontre ainsi successivement les monts Défalé (dans la région septentrionale) qui culminent à près de 670 mètres et sont formés de chaînes dissymétriques. Viennent ensuite les monts Kabyè composés de la chaîne Lama, de la montagne Assiré et des monts Boufalé.
Dans la région centrale, les massifs du Tchaoudjo- avec comme pièce de choix les monts Alédjo qui cachent de surprenantes gorges, des vallées profondes et des paysages ruiniformes succèdent aux monts Dimouri,aux collines de Bandjéli et aux montagnes de Bassari et de Kabou. Les Malfakassa et les monts Fazao surplombent, pour leur part, des vallées encaissées et la plaine du Mô.
L’altitude de toutes ces montagnes de la région Centrale est variée, offrant des pointes comprises entre 500 et 850 mètres, les sommets les plus bas dans le Sud.
Dans la région des Plateaux, le plateau d’Akposso ou de Dayes, le massif des fétiches, les monts Loboto, Toklo, Haïto et le mont Agou sont les plus connus. Le mont Agou constitue d’ailleurs le point culminant du Togo avec le pic d’Agou qui revendique près de 980 mètres. Au total, l’ensemble montagneux occupe le quart du territoire. La région Maritime et la région des Savanes sont pour leur part les zones de prédilection des plaines du Togo.

Dans l’ensemble, le Togo jouit d’un climat intertropical dû à sa latitude et à son altitude. Mais il varie de la région méridionale à la région septentrionale.Pour ce qui est des températures, les régions de plaine offrent une amplitude comprise 19° C et 34° C, tandis que dans les régions de montagnes la variation se situe entre 18° C et 29° C. Les régions les plus douces sont celles des montagnes boisées et des plateaux, les plus chaudes étant celles des montagnes dénudées et une partie des plaines.
Les saisons sont elles aussi variées selon les régions. Dans la région côtière, quatre saisons coexistent : la grande saison sèche de novembre à mars, la grande saison des pluies de mars à juillet, la petite saison sèche d’août à septembre, la petite saison des pluies de septembre à novembre. Dans la région des montagnes, la grande saison des pluies peut se poursuivre jusqu’en septembre. Dans la région Nord, deux saisons se succèdent : la saison des pluies (mars avril à octobre novembre) et la saison sèche (octobre novembre à mars avril).
Corollaire de la climatologie, l’hydrographie est très variée au Togo. Les montagnes qui ceignent le pays font ressortir schématiquement deux grands bassins : le bassin de l’Oti au nord, le réseau du Mono au centre et au sud. Les principaux châteaux d’eau sont les monts Alédjo, Fazao et le plateau d’Akposso.
L’Oti est la rivière la plus importante du Togo. Elle prend sa source dans l’Atakora au Bénin, a plus de 500 mètres d’altitude et fait frontière avec le Ghana sur 300 kilomètres environ. Elle traverse la plaine de Mango et se jette dans la Volta. Au centre et au sud du pays, le Mono est la rivière dominante. Sur plus de 100 kilomètres, dans la partie proche de l’embouchure, elle fait frontière avec le Bénin. Sa source se situe dans les monts Alédjo.
Les lacs et les lagunes sont l’une des richesses hydrographiques du pays. La lagune du Togo, d’origine marine, trouve des prolongements au Ghana comme au Bénin et toutes les rivières côtières s’y jettent. Les lacs de Zowla et le lac Togo (50 km²), d’origine également marine, sont des pôles d’attraction touristique.
Le littoral du Togo frappe par l’absence de bois, la seule touche de verdure étant constituée par quelques arbres et un peu de broussaille. Ce manque de végétation s’explique par le déboisement intensif occasionné par l’homme dans son souci de développer l’agriculture, ou encore par le peuplement intensif de cette région. Sans parler des méfaits de plus en plus importants causés par les feux de brousse et toutes les méthodes de culture instaurées par l’homme.
Le visiteur qui traverserait le Togo du nord vers le sud serait frappé de rencontrer successivement une zone de végétation sahélienne de type steppe, une zone de savane arborée, une zone de forêt, avec quelques palmeraies aménagées ça et là, une zone de savane arborée, une zone de bois, rappelant qu’il exista jadis dans ce pays un grand nombre de baobabs, et une cocoteraie le long de l’océan Atlantique et de la lagune.
Bien des richesses géographiques ou physiques du Togo jouent un rôle éminent dans l’essor économique du pays, constituant des sites touristiques attrayants et d’une grande variété. La région de Kara et la région Centrale abritent la réserve de Fazao Malfakassa avec ses buffles, ses éléphants, ses antilopes, ses oiseaux, ses hauts-fourneaux d’argile du camp Massu et ses crocodiles sacrés de la rivière de Bapuré, etc.
La région des Plateaux, au climat doux, propose plutôt aux visiteurs le pic d’Agou, les forêts classées de Missahoe, d’Atilakoutsé, de Kpimé, le château Vial et les grottes aux chauves-souris de Kévévu, les forêts du Wawa et d’Irokos, le monastère de Dzogbégan, la cascade d’Akrowa aux vertus thérapeutiques, la ville-refuge antique d’Atakpamé, les ruines de la base allemande de Kamina.
La région Maritime est, pour sa part, réputée pour ses plages de sables fins. Et plus d’un sera séduit par le lac Togo bordé d’une forêt sacrée,la ville historique d’Aného, les rives du Mono où se prélassent crocodiles et hippopotames, la forêt classée de Togodo, domaine des biches, des phacochères et des signes.
Depuis 1953, le Togo est l’un des rares pays africains à procéder régulièrement à un recensement général de sa population. Sur une longue période, les démographes estiment le taux moyen d’accroissement de la population à 2,7 % environ. En 1997, les Togolais étaient plus de quatre millions. Cette population est en fait une mosaïque de peuples. Pas moins de quarante ethnies y sont recensées. La population se caractérise par son extrême jeunesse (70 % des Togolais ont moins de 20 ans) et une forte supériorité numérique des femmes.
Le Togo peut aussi s’enorgueillir d’un des taux de scolarisation les plus élevés du continent. Du point de vue religieux, les Togolais sont animistes (dans toutes les régions), musulmans (les Kotokoli et les Haoussa dans le Nord, les Nago dans le Sud), et chrétiens (dans le Sud et dans la région des plateaux).
Terre d’accueil, le Togo connaît un mouvement d’immigration intense et permanent en provenance des pays voisins (Bénin et Ghana notamment). Par comparaison avec les autres pays francophones d’Afrique, le Togo est l’un des pays francophones d’Afrique, le Togo est l’un des pays où la densité de la population est plus élevé : elle approche 35 habitants au km².Tous ceux qui sont allés au Togo une fois dans leur vie l’assurent : les Togolais sont un peuple non-violent, souriant, courtois, travailleur et discipliné.