L'émergence de la dictature des minorités
Jamais depuis l'amorce des temps modernes, le monde n'a été aussi pris en otage par un groupe minoritaire(les multinationales), échappant totalement au contrôle des Etats et qui le régente, bref une dictature financière mondialisée s'est institutionnalisée. Jugeons-en plutôt: le chiffre d'affaires d'Alcatel est supérieur au PIB de l'Autriche, condition de participation au Forum de Davos 1 milliard de dollars de chiffre d'affaires, ce qui met sur le carreau les entreprises du Tiers monde alors même que 100 000 personnes meurent de faim par jour sans oublier que selon la FAO, l'humanité a la capacité de nourrir 12 millions d'habitants. On assiste ainsi impuissant à la superposition de l'économie virtuelle à l'économie réelle. A cela s'ajoute la toute puissance des réseaux terroristes tel que Alkhaida (encore une des conséquences de la mondialisation) pourvus de moyens financiers énormes, et par voie de conséquence, capables de frapper quand et ou ils veulent.
L'engagement volontaire, une chance pour ce monde
Face à ces signaux alarmants et apolcalyptiques, parler d'un engagement peut relever de la folie,d'une utopie. Le pessimisme, le fatalisme semblent les arguments pour donner une orientation à la vie. Que de fois n'entend-on pas dire?: en tout cas, votre engagement ne peut pas changer le cours des événements. Soit. Mais c'est oublier, comme le disait A.ROY qu'" aucune société ne se transforme spontanément ". Cet engagement se veut la négation de tout attentisme, de toute critique systématique des actions d'autrui et s'inscrit dans la droite ligne du développement durable" Penser globalement, agir localement" selon l'excellente formule du rapport Brundtland. Il ne s'agira pas de penser aux projets extraordinaires, mais de donner le meilleur de soi-même au profit de sa communauté,partout où l'on se trouve, de se rendre utile sous diverses formes:participation à la sensibilisation, à la formation citoyenne de son entourage, à son éducation, seule alternative à cette mondialisation marchande qui développe ses tentacules dans tous les domaines: économique, culturel, politique. Car, qu'on ne s'y trompe pas, c'est notre capacité de mobilisation et d'organisation qui est le seul moyen de nous faire prendre au sérieux dans ce monde de compétition. A cet égard, écoutons Aminata TRAORE (Ancien Ministre de la culture du Mali, un des activistes du mouvement anti-mondialisation et du Comité pour l'Annulation de la Dette Totale des pays du Tiers-Monde ) " C'est aux acteurs et aux organisations des sociétés africaines qu'il revient de faire émerger une masse critique de citoyens qui appréhendent la véritable nature du système-monde et impriment à l'ouverture politique un sens autre que la marchandisation de l'Afique "
(Voir " Illusion du développement " Attac-Togo, mai 2003)
Pour vos observations , n'hésitez pas à m'écrire