Jeunesse et corruption : ALERTE MAXIMALE
Nous sommes à une époque où les valeurs morales sont ici ou là bafouées, notamment en milieu de jeunes. Violences dans les villes, ennui dans les campagnes, sida au sein des familles, absence et manque d’espoir pour le futur. Tout semble concourir à ce que l’on appelle le malaise de la jeunesse, qui pousse jusqu’à la corruption. Pourtant, ce fléau peut être combattu.A cause de la corruption, les jeunes évoluent dans l’illégalité et l’impunité. Leur détresse est grande : les sans abris qui sont de plus en plus nombreux à errer dans la rue et qui font grossir les rangs des mendiants, des chômeurs et des sans emplois. La société doit faire un sérieux examen de conscience, les jeunes notamment, surtout ceux qui ont eu la chance de se voir confier à un niveau ou l’autre la responsabilité de la gestion du pays et qui se versent dans la course effrénée vers les biens mal acquis et les abus sociaux. Les jeunes sont à la fois corrompus et corrupteurs ! C’est vraiment dommage !La corruption a connu une montée fulgurante en Afrique et elle est devenue un phénomène social et politique accentuée par la pauvreté, le chômage, la mendicité, la prostitution, la violence, le banditisme, la toxicomanie. Le mal est si profond qu’il exige une thérapie de choc. La corruption engrange des sommes faramineuses qui peuvent servir à solutionner les problèmes de jeunes, et de la nation sans à subir les assauts des soi-disant institutions de Bretton Woods et compagnie… exemples : la notion de l’effort, l’amour du travail bien fait, la tolérance, le patriotisme, la générosité, en un mot toutes ces qualités qui rendent notre société plus humaine et plus productive. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes ne peuvent plus se passer de la corruption dans un système qui leur donne pas d’alternative. Le mérite et l’excellence ont été remplacés par la médiocrité et la roublardise. Il est vrai que la vie conduit chacun de nous à frapper à plusieurs portes. Mais toutes les portes ne sont pas bonnes. Nombreuses sont celles qui mènent à la perdition. Nous le voyons par la horde des escrocs de notre métropole : ces « faussaires», «braqueurs», «détourneurs’ de fonds publics», «raquetteurs», «chicotteurs’» en un mot ces «FEYMEN» qui s’enrichissent de façon illicite et finissent souvent comme un feu de paille. Pour ce qui est de la contribution à la lutte anti-corruption, je dirai qu’il faudrait encore un travail en profondeur, un travail de fourmis. Car les Etats de par leur « faiblesse », ou les administrations de par leurlaxisme ont contribué depuis les indépendances au développement de la corruption dont les ravages débordent aujourd’hui le lit et inondent la jeunesse. Il nous faut attaquer ce mal à sa racine avec un sérieux programme de bonne gouvernance. Les Etats pourraient en outre créer des brigades mobiles de recherches de proximité dans chaque ville pour dissuader les velléités de la corruption d’où qu’elles proviennent. Il faudrait introduire la lutte contre la pauvreté dans les programmes scolaires. Il faudra mettre en place un numéro d’appel (n° vert) dans chaque ville pour l’accueil téléphonique des victimes de la corruption. Les jeunes doivent résolument s’engager à poser et à résoudre de manière réaliste et intègre leurs problèmes dans un contexte où la politique semble déclarer la guerre à la gangrène qui mine toute la nation centrafricaine.
Jeunesse et Corruption : ALERTE MAXIMALE
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