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mardi 07 octobre 2008
24 avril 2002 : Journée internationale d'actions pour exiger l'accès pour tous aux traitements contre le VIH

  
Source de l'info : Act Up Paris
Posté par cooperationtogo.net le jeudi 24 avril 2003. Modéré le vendredi 25 avril 2003 nombre de visites: 404

24 avril 2002
La Journée internationale d'actions pour exiger
l'accès pour tous aux traitements contre le VIH




  • Act Up-Paris zappe l'Arc de Triomphe
  • Act Up-Paris zappe l'ambassade d'Afrique du Sud
  • « Nous sommes en colère »
  • Campagne SIDA URGENCE G8, Campagne nationale 2003

    Act Up-Paris zappe l'Arc de Triomphe



    En fin de journée, une trentaine de militants d'Act Up-Paris ont déroulé une
    banderole " G8 fight aids " (" G8 : combattez le sida ! ") du haut de l'Arc
    de Triomphe pour protester contre la politique menée par les pays du G8 en
    matière de lutte contre le sida.

    A l'issue de l'action, deux militants ont été arrêtés par les forces de
    police. Ils ont été retenus au Commissariat du 8ième arrondissement (01 53
    77 62 20) pour des motifs non encore éclaircis puis ont été ensuite libérés
    vers 22h.

    Aujourd'hui se tenait à Paris la rencontre des ministres du Développement
    international des pays du G8. Si ces pays reconnaissent que sans une
    victoire contre l'épidémie de sida tout développement international est
    impossible, ils n'ont pourtant pas jugé utile de mettre cette question à
    l'ordre du jour de leur réunion d'aujourd'hui. Il y a pourtant urgence à ce
    que les pays du G8 tiennent les engagements financiers qu'ils ont pris en
    2001.

    En effet, en 2001, lors de leur sommet de Gênes, les pays du G8 annonçaient
    la création du Fonds Mondial contre le sida, et reprenaient à leur compte
    l'objectif de réunir 10 milliards de dollars par an pour vaincre la
    pandémie. Pourtant, jusqu'ici leurs contributions cumulées au Fond Mondial
    n'ont pas dépassé les 350 millions de dollars annuels.

    La pandémie de sida se trouve en 2003 à une croisée des chemins. Soit les
    pays riches laissent lčhécatombe qui déstabilise de nombreux pays africains
    ravager l'ensemble du continent et s'étendre dans des proportions aussi
    catastrophiques à d'autres régions -- Inde, Russie, Chine, etc. Soit ils
    consacrent enfin les moyens nécessaires à la mise en place des programmes et
    d'actions afin de mettre un terme à cette situation et de permettre aux pays
    les plus touchés d'inverser la dynamique.

    Les ministres du Développement ne peuvent impunément faire l'impasse sur la
    crise de développement sans précédent que représente le sida à l'échelle de
    la planète. Les gouvernements des pays du G8, à commencer par la France
    doivent passer des paroles aux actes. A Evian, ils doivent débloquer en
    urgence les 10 milliards de dollars promis en 2001. La vie de millions de
    malades en dépend.

    Images de l'action bientôt disponibles sur www.actupparis.org
    contact presse : Francois Berdougo 01 49 29 44 75


    Act Up-Paris zappe l'ambassade d'Afrique du Sud



    Aujourd'hui une vingtaine de militants d'Act Up ont zappé l'ambassade
    d'Afrique du Sud à Paris après que l'ambassadeur ait refusé de les
    recevoir.

    Ce 24 avril, des militants du monde entier manifestent devant les ambassades
    et consulats sud africains. En rencontrant les représentants sud-africains,
    tenant des conférences de presse, déposant des pétitions ou s'engageant dans
    dčautres formes d'actions, ils soutiennent l'appel de l'association de
    malades du sida sud-africains Treatment Action Campaign (TAC) qui exige
    l'accès au traitement et aux soins pour les malades du sida dčAfrique du
    Sud.

    Au Japon, 600 crânes en papiers, symbolisant le nombre de morts quotidiens
    en Afrique du Sud, sont déposés par les manifestants à l'ambassade d'Afrique
    du Sud. Aux Pays-Bas, les manifestants distribuent 600 tulipes rouges et
    participent à un die-in au pied de l'ambassade dčAfrique du Sud pendant qučà
    Los Angeles, Washington, Londres et Milan, 600 paires de chaussures sont
    jetées sur le parvis du consulat. A Naïrobi des médecins tiennent une
    conférences de presse, et des associations anti-sida de toute l'Amérique
    Latine ont publié une déclaration conjointe de soutien. Des actions de
    solidarité sont aussi prévues en Belgique, au Canada, en Finlande, en
    Allemagne, en Côte d'Ivoire, au Venezuela, en Jamaïque, en Namibie, au
    Nigeria, au Sri Lanka, en Tanzanie et en Ouganda ­ et la liste continue de
    croître.

    Lčobjectif de cette campagne mondiale de désobéissance civile des malades du
    sida, et de leurs alliés, est d'inciter le gouvernement sud-africain à
    prendre des mesures radicales pour mettre fin à l'épidémie de sida en
    Afrique du Sud. En Afrique du Sud, plus de cinq millions de personnes sont
    infectées par le VIH, et le sida tue désormais chaque jour 600 personnes.
    Quasiment aucun progrès nča été fait pour la mise en place de programmes de
    prise en charge depuis que le procès contre l'industrie pharmaceutique a
    été remporté et depuis que le gouvernement s'est déclaré en faveur des
    antirétroviraux le 17 avril 2002. Le retard pris par le gouvernement à agir
    conformément à ses propres politiques de lutte contre le sida est
    responsable des immenses souffrances et de la mort des sud africains les
    plus vulnérables.

    Demain vendredi 25 avril le Vice-Président Sud-Africain M. Zuma rencontre à
    Paris son homologue français. Act Up exige qu'il s'engagera sans équivoque
    et de façon irréversible à mettre en place un programme d'accès au
    traitement sida dans le secteur public Sud-Africain. La campagne de
    désobéissance civile de TAC et dčAct Up continuera jusqu'à l'obtention dčun
    tel engagement.

    en anglais : http://www.actupparis.org/article1100.html



    « Nous sommes en colère »



    Jeudi 24 avril 2003, Treatment Action Campaign (TAC), association
    activiste d'Afrique du Sud, appelle à une journée internationale d'actions
    pour exiger l'accès pour tous aux traitements contre le VIH, pour défendre
    la vie de 5 millions de Sud-Africains contaminés, pour dénoncer la mort de
    600 malades du sida dans ce pays quotidiennement. A cette occasion, nous
    publions la traduction française de la déclaration des militants de TAC
    qu'ils ont lue après avoir interrompu le discours d'ouverture de la
    Ministre de la santé Sud-Africaine lors de la Conférence sur la Santé
    publique le 25 mars dernier.

    Lire la suite : http://www.actupparis.org/article1098.html


    SIDA URGENCE G8
    G8 et Développement : irresponsabilité face à la crise du sida




    Campagne nationale 2003 -
    Act Up-Paris, CRID, Ensemble contre le sida, France-Libertés
    Fondation Danielle Mitterrand, G.R.D.R., Médecins du Monde,
    Mouvement Français pour le Planning Familial, Solidarité Sida.


    Communiqué de presse ­ jeudi 24 avril 2003

    Aujourd'hui se tient à Paris la rencontre des ministres du Développement
    International des pays du G8. Si ces pays reconnaissent que sans une
    victoire contre l'épidémie de sida tout développement international est
    impossible, ils n'ont pourtant pas jugé utile de mettre cette question à
    l'ordre du jour de leur réunion dčaujourdčhui. Il y a pourtant urgence à ce
    que les pays du G8 tiennent les promesses financières qu'ils ont pris en
    2001.

    En effet, en 2001, lors de leur sommet de Gênes, les pays du G8 annonçaient
    la création du Fonds Mondial contre le sida, et reprenaient à leur compte
    l'objectif de réunir 10 milliards de dollars par an pour vaincre la
    pandémie. Pourtant, jusqu'ici leurs contributions cumulées au Fond Mondial
    n'ont pas dépassé les 350 millions de dollars annuels.

    Pas de développement durable sans populations en bonne santé. Le sida touche
    plus de 40 millions de personnes dans le monde. 95% d'entre elles nčont
    accès à aucun traitement et sont condamnées à mort. Lčimpact de l'épidémie
    représente une catastrophe sans précédent dans les pays en développement :
    effondrement de lčespérance de vie, délitement des structures familiales,
    dégradation des terres agricoles et aggravation de la malnutrition,
    détérioration des systèmes dčéducation et des systèmes sanitaires. Elle
    touche en priorité les populations les plus vulnérables, et particulièrement
    les femmes. Ses répercussions économiques et sociales appauvrissent et
    fragilisent l'ensemble des secteurs publics et privés.

    La pandémie de sida se trouve en 2003 à une croisée des chemins. Soit les
    pays riches laissent lčhécatombe qui déstabilise de nombreux pays africains
    ravager l'ensemble du continent et s'étendre dans des proportions aussi
    catastrophiques à d'autres régions -- Inde, Russie, Chine, etc. Soit ils
    consacrent enfin les moyens nécessaires à la mise en place des programmes et
    d'actions afin de mettre un terme à cette situation et de permettre aux pays
    les plus touchés d'inverser la dynamique.

    Les ministres du Développement ne peuvent impunément faire l'impasse sur la
    crise de développement sans précédent que représente le sida à l'échelle de
    la planète. Les gouvernements des pays du G8, à commencer par la France,
    doivent passer des paroles aux actes. A Evian, ils doivent débloquer en
    urgence les 10 milliards de dollars promis en 2001. La vie de millions de
    malades en dépend.


    Merci à :
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    I N F O Z O N E
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    s a m i z d a t . n e t
    administration : germinal@samizdat.net
    message sur la liste : infozone_l@samizdat.net
    (envois de messages restreints aux seuls abonnes)
    http://listes.samizdat.net/wws/info/infozone_l
    .
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