LE TOGO EN QUELQUES CHIFFRES ET DATES
Superficie : 56.000 Km2. Pays délimité au nord par le Burkina-Faso, à l’ouest par le Ghana, à l’est par le Bénin et au sud, sur 50 Km, par le Golfe de Guinée
Climat : équatorial au sud, sahélien au nord
Population : 5,900.000 habitants- taux de croissance : 3,1% par an
taux de fécondité : 6,2 enfants
répartition par âge : moins de 15 ans : 47%, plus de 65 ans : 3%
population rurale : 71%
population urbaine : 21%
taux d’urbanisation à Lomé : 6,1%
Langue officielle : français; deux dialectes : l’Ewé et le Kabyé
Monnaie : franc CFA (parité fixe avec l’euro)
Organisation administrative : 5 régions (région maritime, des Plateaux, centrale, Kara, Savanes). 30 préfectures et sous-préfectures
Principales villes: Lomé (700.000 habitants), Sokodé (51.000 habitants), Kara (30.000 habitants), Kpalimé (30.000 habitants)
Devise nationale : Travail, Liberté, Patrie
Climat
Quatre saisons :
la grande saison sèche, de décembre à mars
la grande saison des pluies, d'avril à juin
une petite saison sèche, en juillet et en août, très agréable.
une petite saison des pluies, de mi-septembre à fin octobre
L'altitude maximale est le mont Agou qui culmine à 984 m.
Cuisine
La pâte :bouillie écrasée (souvent de maïs) ; équivalent du tô burkinabè.
Le fufu(prononcer « fou-fou ») : pâte d'igname à manger avec une sauce.
Le ablo :galette de maïs cuite à la vapeur (existe aussi en version fermentée, plus difficile à avaler).
Les beignets de haricots :ceux-ci sont concassés dans une pâte à beignet.
La fechouada :haricots, tomates et viande (influence portugaise ?).
Le djécoumé :bouillon de viande avec lequel on prépare la pâte à base de farine de maïs simple que l’on fait cuire dans une marmite. La viande est frite.
Le gboma dessi :mouton, poisson séché, mélangé avec des épinards. Servi avec une pâte de maïs.
Le klako :beignets de bananes plantain enroulés dans la farine de maïs.
Histoire du Togo en quelques lignes
XVe siècle - Arrivée des Portugais. Des tribus s'installent le long des côtes, elles viennent de différents pays, les Ewé du Nigeria et du Bénin, les Mina et les Guin depuis le Ghana.
XVIe siècle - Début de la traite des esclaves. Plusieurs tribus, tels les Mina, se mettent à la solde des Européens et pénètrent à l'intérieur du pays pour acheter des esclaves kabyè et d'autres tribus du nord.
1884 - Les Allemands concluent un accord avec un chef local, et développent les cultures du cacao, du café et du coton, dotant le Togo de la meilleure infrastructure du genre en Afrique.
1914 -L'Allemagne capitule au début de la Première Guerre mondiale, Lomé devient britannique.
1919 - La France se voit confier sous mandat de la Société des Nations les deux tiers de l'ancienne colonie allemande (correspondant à l'actuel Togo), l'autre tiers revenant à la Grande-Bretagne. La tribu des Mina devient prédominante. En revanche, les Ewé sont divisés entre les deux puissances.
1946 - Le Togo français et le Togo britannique deviennent territoires sous tutelle de l'Organisation des Nations unies.
1960 - Proclamation de l'indépendance du Togo français. Sylvanus Olympio devient le premier président du Togo.
1963 - Nicolas Grunitzky président.
1967 - Eyadéma Gnassingbé président.
1990-1997 - Transition vers une démocratie fondée sur le multipartisme.
2005 - Faure Gnassingbé nouveau président
Religions et croyances
Plus de la moitié de la population est composée d'animistes. On compte autour de 30 % de chrétiens, majoritairement catholiques (dont 1/3 dans la zone de Lomé). La religion musulmane (15 %) a de nombreux adeptes dans le Nord (Dapaong, Sokodé, Mango).
Plusieurs missions sont établies dans tout le Togo (catholiques, protestants, méthodistes...).
Le Togo, pays de l’Afrique de l’Ouest, ouvert sur le Golfe de Guinée, limité au nord par le Burkina- Faso, à l’Est par le Bénin et à l’Ouest par le Ghana, couvre une superficie de 56.785 Km², s’étirant sur 550 Km du Nord au Sud sur une largeur n’excédant pas 130 Km La capitale est Lomé. Colonisé successivement par les Allemands, puis par les Français et les Britanniques, le Togo, indépendant depuis 1960, a entamé, depuis 1990, son processus de démocratisation.
Le pays et ses ressources
Relief et hydrographie
La région côtière est constituée d’une étroite fenêtre sur le Golfe de Guinée, battue par une forte barre. Un cordon littoral sableux de quelques centaines de mètres de largeur sépare cette côte hostile, où seuls les pêcheurs viennent tirer leurs pirogues, d’une zone de lagunes où se situe le lac Togo (Miayi To Godo, « nous irons au-delà de la colline »), qui a donné son nom au pays. C’est là que vit une population pratiquant la pêche (en mer et en lagune), l’agriculture et le commerce. Elle habite de petites villes, comme Lomé, la capitale, et Aného, traversées par la grande route côtière qui longe le golfe de Guinée entre mer et lagune. La région, de nature sédimentaire, qui fait suite aux lagunes s’élève lentement de 60 à 200 m. C’est aussi une « terre de barre » (de barro, argile en portugais) riche et peuplée, comme au Bénin voisin. Elle vient heurter la barrière montagneuse qui traverse le pays dans le sens Nord-Est sud-ouest. Ce massif ancien et érodé, d’une altitude moyenne de 600 à 800 m, culmine à 986 m au mont Agou dans le sud-ouest. Les monts du Togo, au centre, se prolongent vers le nord par le plateau Bassari et les hauteurs dominant Lama-Kara pour rejoindre le massif de l’Atakora au Bénin. Ces reliefs donnent naissance aux principales rivières qui arrosent le pays dont le fleuve Mono, qui marque la frontière avec le Bénin dans son cours inférieur, et ses affluents, l’Anié et l’ogou. Ils constituent la ligne de partage des eaux des bassins de la Volta et de l’Oti, qui traverse la partie septentrionale du Togo et suit la frontière avec le Ghana.
Climat
Le Togo possède un climat subéquatorial au sud et tropical au Nord, avec des températures annuelles moyennes comprises entre 27,2°C et 30°C sur le littoral. Le Sud est soumis à deux saisons de pluies, d’avril en juillet et d’octobre en novembre, avec des précipitations annuelles peu importantes pour la région (800 mm à Lomé) en raison d’un micro-climat. En revanche, le Nord est soumis à un climat presque sahélien avec une longue saison sèche marquée par l’harmattan (vent sec du nord-est chargé de poussières sahariennes) et une seule saison de pluies, d’avril à juillet, responsable de précipitations importantes sur les montagnes (1143 mm annuels.
La faune et la flore
Seuls les cocotiers poussent sur le sol salé du cordon littoral. La mangrove occupe le pourtour des lagunes et les parties marécageuses infiltrées par l’eau de mer. Quelques parcelles de forêt primaire subsistent au sud-ouest dans le massif spectaculaire de l’Avatimé à la frontière du Ghana. Ici, la forêt fut exploitée par les Allemands, qui aménagèrent des plantations de cacao. Jusqu’aux monts du Togo, au centre, cette ancienne zone forestière devenue zone de colonisation pour les populations du Nord reconverties dans la culture du café ou du cacao, a été reboisée de tecks, arbre d’origine asiatique à la pousse rapide et utilisé dans la fabrication de mobilier. La savane boisée ou la forêt claire couvre les plateaux et la partie septentrionale où les plaques de savane se font de plus en plus larges, avec des baobabs, des rôniers, des fromagers et des kapokiers. Des forêts-galeries plus ou moins denses bordent le cours des rivières. Le petit gibier et les oiseaux abondent, notamment l’agouti qui vit dans le Sud. Crocodiles et hippopotames peuplent les rivières. Quant aux grands mammifères (buffles, antilopes et lions), ils occupent essentiellement les savanes du nord (parc de la kéran). On trouve également de nombreuses variétés de serpents et de singes.
Ressources naturelles
Au centre, le pays bassari, riche en fer, a fait l’objet d’une forte exploitation artisanale depuis l’époque pré-coloniale. Le potentiel minier est loin d’être négligeable, avec du cuivre, de la bauxite, de la chromite, du manganèse et du pétrole en mer, mais leur exploitation nécessite de lourds investissements. Les phosphates constituent la grande ressource du pays, avec le minerai de fer, la craie, le marbre, ainsi que le sel. Les minerais sont exportés par le wharf spécialement construit à cet effet.
Population
Démographie
La population togolaise est estimée à 4,5 millions d’habitants, soit une densité moyenne de 74 habitants au Km². Au début des années 1990, son taux de croissance annuelle était de 3,2 p. 100, le taux de mortalité infantile s’élevant à 86 p. 1000. L’espérance de vie était de cinquante-cinq ans.
Le pays comprend une trentaine de communautés. Les plus importantes sont celles des Ewés et des groupes apparentés, Ouatchi et Adja (qui représentent près de la moitié de la population), et des petits groupes côtiers : Ahoulan et Peda (des pêcheurs), Mina et Gin (des commerçants), et originaires du Ghana ; au Nord, les kabyés (ou Kabrés) représentent 22 p. 100 de la population ; certains ont émigré vers le sud-ouest dans les zones de colonisation agricole. Les Bassari vivent sur le plateau Bassari, au Nord des monts du Togo et sont réputés pour leur connaissance de la métallurgie du fer. Ils ont pour voisins les Kokomba, des agriculteurs qui traversent la frontière ghanéenne pour un travail saisonnier ; ils s’y établissent parfois, provoquant des heurts avec les populations locales qui les emploient. Dans l’extrême Nord, les Tamberma comptent parmi les plus anciennes populations du pays ; ils vivent dans des maisons fortifiées comme des châteaux forts, souvenirs des razzias et des migrations d’avant la colonisation. Comme au Bénin, on trouve sur la côte des descendants d’anciens esclaves revenus du Brésil et portant des noms portugais( d’ALMEIDA, DA CRUZ, DA SYLVEIRA, DOS REIS etc.)
Villes principales
La population, principalement composée d’agriculteurs, de pêcheurs et d’éleveurs, habitent essentiellement des villages. En 1994, 30 p. 100 seulement des Togolais étaient citadins. Lomé, la capitale (500 000 habitants, estimation 1987), à la frontière avec le Ghana, est la plus grande ville du pays. Puis, par ordre décroissant, les villes de Sokodé, Lama-Kara et Kpalimé (ou Palimé), avec respectivement 55 000, 41 000 et 31 000 habitants ; Aného est un ancien comptoir, établi près du canal permettant au lac Togo de se déverser dans la mer mais inaccessible aux navires.
La ville de Lomé a donné son nom à une série d’accords régissant les relations économiques entre la Communauté européenne (actuelle Union européenne) et des pays en cours de développement. Les premiers accords signés à Lomé en 1975 avec quarante-six pays du tiers monde sous le nom de Conventions de Lomé et appelés plus communément Lomé I, furent suivis d’un Lomé II puis d’un Lomé III, etc., élargissant chaque fois l’éventail des pays en faisant partie et s’adaptant aux évolutions de la construction européenne et de l’économie mondiale.
Langues et religions
Le Français, langue officielle, est utilisé dans l’administration et dans le commerce (les transactions locales sont faites dans les langues des commerçants. L’éwé et le kabyé, les principales langues nationales sont enseignées à l’école, avec le Français. Plus de la moitié de la population adhère aux croyances traditionnelles, qui imprègnent toujours les religions monothéistes (26 p. 100 de catholiques et 9 p. 100 de protestants, 15 p. 100 de musulmans (principalement dans le nord), les cultes syncrétiques sont nombreux sur la côte.
1.2 AU PLAN POLITIQUE
A l’indépendance, le Togo s’était doté d’une Constitution prévoyant le multipartisme, mais une vie politique mouvementée marquée par deux coups d’Etat militaires ouvrit la voie au régime de parti unique, consacré par la Constitution de 1980. Depuis 1990, le Togo s’est acheminé vers un multipartisme, fortement encadré. Un Haut-Conseil de la République, Gouvernement de transition dirigé par un Premier Ministre accéda au pouvoir en 1991, instituant la IVe République et autorisant le multipartisme, fut adoptée par référendum. Le pouvoir exécutif était détenu par le Président de la République et le pouvoir législatif par une assemblée Nationale, composée de quatre-vingt-un membres. En août 1993, Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir depuis 1963, fut réelu Président de la République à l’issue d’un scrutin boycotté par l’opposition.
Les élections législatives de 1994 ouvrirent la voie à une révision en profondeur de cette Constitution de la IVe République Togolaise dont plusieurs articles, notamment celui ayant trait à la formation de la Cour Constitutionnelle, présentait trop de contradictions. Ces élections virent la victoire de l’opposition démocratique, représentée par le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), devenue la principale force d’opposition parlementaire, et par l’Union togolaise pour la Démocratie (UTD), dont le dirigeant, Edem Kodjo, fut nommé Premier Ministre.
En juin 1998,de nouvelles élections présidentielles pluralistes ont été organisées Les résultats officiels furent rejetés par l’opposition pour faute de transparence du jeu électoral.Des élections législatives anticipées ont été organisées le 27 octobre 2002. Des élections présidentielles de juin 2003 ont été remportées par le parti au pouvoir . Après du décès du pprésident Gnassingbe EYADEMA le 05 fevrier 2005, son fils Faure GNASSINGBE lui succéda à la suite des élections d'avril 2005 .
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Apres la signature d'un accord politique global signé en aout 2006 par tous les partis politiques ,Le premier ministre Maître Yaovi AGBOYIBOR a formé un gouvernement en septembre 2006,chargé d'organiser en juin 2007, des élections législatives anticipées libres et transparentes
1.3 AU PLAN ECONOMIQUE
En 1994, le Produit National Brut (PNB) était estimé à 1 milliard de dollars, soit un revenu annuel de 250 dollars. Les deux tiers de la population vivent de l’agriculture (cultures vivrières majoritaires), secteur qui représente un tiers du PNB. Le gouvernement s’emploie à diversifier les cultures de rapport pour pallier l’instabilité des cours mondiaux et préserver les performances de son agriculture qui a présenté un excédent de 21 millions de dollars en 1994. Toutefois, les ressources minières (phosphates) constituent le principal moteur du commerce extérieur. Les zones franches créées en 1989, n’ont pas généré le vingtième des emplois prévus, malgré un taux horaire comptant parmi les plus bas du monde (3,30 francs français l’heure de 1995. Après une très longue grève générale, se prolongeant de la fin de l’année 1992 aux premiers mois de 1993, et la diminution de l’aide internationale, à la suite des massacres en 1993, l’économie s’est légèrement redressée depuis 1994. La dévaluation, en janvier 1994, a cependant engendré une très forte inflation (supérieure à 40 p. 100) et l’économie informelle domine le pays.
Agriculture
Le quart de la superficie du Togo est cultivé. Pourtant, ce chiffre couvre des réalités très diverses ; il prend en compte aussi bien le petit champ de mil de la savane septentrionale que la parcelle de terre argileuse du sud plantée en maïs ou en patate douce ; les statistiques oublient également que le petit fonctionnaire est souvent un agriculteur qui cultive ses ignames et ne dédaigne pas lancer son filet dans la lagune. La plus grande partie de la production agroalimentaire provient de modestes exploitations et se compose de manioc, de maïs, de sorgho, de riz, d’arachide et de plantain. Les principaux produits agricoles d’exportation, essentiellement cultivés dans le Centre et le sud, sont le cacao, (9000 tonnes de production annuelle à la fin des années quatre-vingts), le café (11 000 tonnes), le coton (97 000 tonnes), ainsi que l’huile de palme et l’arachide. L’élevage est prépondérant dans le Nord. Au début des années 1990, le pays comptait 1,5 million de moutons, 2 millions de chèvres, 80 0000 cochons et 300 000 bovins. La pêche se chiffrait à environ 15000 tonnes par an, à la fin des années 1980.
Gisements miniers et produits manufacturés
Le Togo est l’un des premiers producteurs mondiaux de phosphates, principale ressource minière du pays (gisement de Hahotoé près du lac Togo). La production annuelle de phosphates qui s’élevait à 3,5 millions de tonnes de concentré d’excellente qualité à la fin des année 1980 est tombée à 2 millions de tonnes en 1994 du fait des problèmes politiques et des grèves en découlant. Une raffinerie de pétrole est installée à Lomé. Le Togo produit du diamant en petite quantité et exporte du marbre brut provenant du gisement de Gnaoulou au nord de Nosté. Les principaux produits manufacturés sont le ciment, le farine de manioc, l’huile de palme, les boissons et le savon dans la région méridionale, les textiles de coton dans le centre (usine de Dadja près d’Atakpamé).
Commerce extérieur
Le commerce extérieur, habituellement déficitaire, a encore pâti de l’effondrement de production de phosphates et de la dévaluation du franc CFA qui a surenchéri les importations. En 1994, les exportations annuelles se chiffraient à 272 millions de dollars, contre 349 millions pour les importations. Les phosphates (environ 50 p. 100 des recettes), le cacao, le café, le coton brut, le ciment, l’huile de palme, les noix de karité et les cœurs de palmier sont les principaux produits d’exportation. Quant à l’importation, elle consiste surtout en denrées agroalimentaires, textiles, machines, équipements électriques, matériaux de construction et équipements de transport. La France, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis sons ses premiers partenaires commerciaux. Comme partout en Afrique de l’Ouest, les pays du Sahel (en l’occurrence le Burkina et le Niger) envoient du bétail sur pied destiné aux villes de la côte.
Le pays dispose d’un réseau routier de 7550 Km, dont moins d’un quart est bitumé. Une ligne de chemin de fer nord-sud relie le port de Lomé à Atakpamé au centre au pays, la zone cotonnière. Le projet jamais réalisé de la prolonger jusqu’à Niamey date de l’époque coloniale. Le Togo est en effet l’ouverture du Niger vers la mer ; il exporte par ses ports les produits pondéreux et stratégiques nigériens comme le minerai concentré d’uranium d’Arlit dans l’Aïr. C’est à partir du port de Kpémé que sont expédiées par un wharf les cargaisons de phosphates. Un aéroport international est situé à proximité de Lomé.
Le Secteur de la santé
Les performances réaliseés dans ce secteur dépendent en partie du montant des crédits budgétaires consacrés à la mise en place des infrastructures adéquates d'une part, à la place de la santé dans la répartition du revenu de chaque individu d'autre part.
Avant 1978, l'Etat avait axé ses efforts sur les soins curatifs essentiellement dans les zones urbaines. En 1978, il a adopté une stratégie de soins de santé primaire qui privilégia la vaccination, la lutte contre le paludisme, la santé maternelle et infantile etc.
Pour atteindre ces objectifs, la loi de Finances avait prévu qu'une partie du budget général fût allouée au secteur de la santé en dépenses de personnel et de matériels. Cependant la part du budget général affectée à ce secteur demeura relativement faible sur la période 1970 - 1994. N'ayant jamais atteint 9 %, ce taux variait entre 6 et 8 % de 1970 à 1974 avant de connaître une baisse importante à partir de 1975 et, à nouveau, une hausse en 1982 et 1983. Avec le début des programmes d'ajustement structurel, l'Etat fut amené à réduire de 4.1 % entre 1984 et 1987 la part du budget consacrée à la santé.
Toutefois dans le troisième PAS, ce secteur connut un léger accroissement qui s'est poursuivi durant les année 90 sans toutefois atteindre les niveaux du début des années 70.
La réalisation des dépenses budgétaires de la santé s'est concrétisée par la création d'hôpitaux, de dispensaires, de centres de santé et d'un centre de distribution pharmaceutique. En effet, de 1975 à 1993 le nombre d'hôpitaux sur l'ensemble du territoire est passé de 17 à 38 ; celui des dispensaires, de 360 en 1980 à 472 en 1992.
Par ailleurs on compte 59 pharmacies en 1993 contre 19 en 1975 et 90 dépôts de TOGOPHARMA en 1993.
Compte tenu des infrastructures sanitaires existantes et de la taille de la population, le taux de couverture de soin de santé ne s'est pas significativement amélioré depuis 1975. En effet, le nombre d'habitants pour un médecin en 1993 était de 13456 contre 13026 et 19657 respectivement en 1985 et 1980. ce qui signifie que le nombre de médecins en exercice dans les hôpitaux publics s'accroît moins vite que celui de la population. De même, il n'y a eu guère d'amélioration pour le nombre d'habitants par infirmier d'Etat ; de 3805 en 1980, ce nombre est passé de 2543 en 1985 et à 3508 en 1992.
Quant au nombre d'habitants par lit d'hôpital il était de 505 en 1980, 464 en 1985, 599 en 1990 et 581 en 1993. De ce fait, les taux de mortalité globale et de mortalité infantile demeurent relativement élevés. Estimé en 1975 à 127 pour mille, le taux de mortalité infantile s'est situé en 1995 à 86 pour mille. Le taux de moralité globale était de 17 pour mille en 1980 et a atteint 11 pour mille en 1995.aujourd’hui le taux de mortalité est de
Le secteur de l'éducation
C'est en 1975 qu'une véritable réforme de l'enseignement a eu lieu. Elle visait une éducation gratuite et obligatoire à tous les enfants âgés de 2 à 15 ans. Tout comme le secteur de santé, l'Education bénéficie également d'une part budgétaire dans la loi des Finances de l'Etat. D'un niveau se situant en 12.67 et 25.67 % du budget général, la part budgétaire a connu une évolution dans le temps identique à celle de la Santé.
Les dépenses budgétaires étaient destinées au paiement des salaires du personnel enseignants et à l'achat du matériel. Il existe dans l'Enseignement du premier degré 12487 enseignants en 1994 ; le nombre dans les deuxième et troisième degrés en 1990 est de 3339 et 843 respectivement. Les données statistiques montrent que 66 % des enseignants du primaire et du secondaire sont des agents permanents de l'Etat ; les autres étant considérés comme "auxiliaires" dont 13 % sont les contractuels et 21 % sont payés par les communautés locales.
En infrastructures, on compte 12791 salles de classes en 1994 dans le primaire, 2136 dans le secondaire et 473 dans le troisième degré. Ces salles sont destinées à contenir 663.126 élèves du primaire, 107.364 élèves du secondaire et 18.971 lycéens. Il s'en suit des surcharges des classes dont les causes sont d'une part la croissance rapide de la population, et d'autre part la faiblesse des dépenses de matériel au titre de l'Education.
Outre l'Enseignement, il existe au Togo des établissements (un public et plusieurs privés) d'enseignement technique dont l'effectif des élèves vaut 7740 en 1994 conte 6889 et 4961 respectivement en 1981 et 1985. Quant à l'Enseignement supérieur, il a été construit, en 1970, une Université qui compte aujourd'hui 12 Ecoles et Facultés. L'ensemble des étudiants fait en 1994, 10994.
S'agissant du taux net de scolarisation, il est passé de 44 % en 1970 à 71 % en 1992. Toutefois ce taux varie suivant les régions économiques du Togo et suivant les préfectures. De même dans la population scolarisée on note une nette prédominance du sexe masculin au niveau des troisième et quatrième degrés.
L'emploi au Togo
On estime qu'en moyenne 70 % de la population active sont employés dans le secteur agricole. Le reste est partagé entre le secteur moderne et le secteur informel.
Après avoir connu une hausse de 17.49 % entre 1977 et 1981, les effectifs de la Fonction Publique ont chuté de 12.34 % de 1981 à 1996 par suite de la mise en œuvre des programmes d'ajustement structurel. En effet, il a été décidé le gel du recrutement dans la Fonction Publique et la fermeture des entreprises publiques moins performantes avec comme conséquences des pertes d'emploi dans les secteurs manufacturier, des Travaux Publics et des transports. La catégorie d'employés principalement touchée est celle des agents permanents.
En ce qui concerne le secteur privé et parapublic, le nombre d'emploi créé est passé de 31650 en 1977 à 51875 en 1988 soit une hausse de 64 %. Mais il baisse de 11 % de 1981 à 1991
Les activités de secteur informel sont très développées dans les zones urbaines notamment à Lomé où, en 1988, elles occupaient 66 % de la population active selon l'Enquête Budget - Consommation de 1989. Les agents opérant dans ce secteur sont 72 % du sexe féminin et exercent essentiellement dans le commerce.
Les salaires
Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est fixé à 13.757 F CFA par mois. Dans le secteur formel, un nombre d'employés relativement faible touche ce montant en raison de la diversité des situations créées par les conventions collectives qui définissent, pour chaque catégorie d'emploi ou niveau de qualification, le montant de la rémunération salariale.
Dans le secteur informel, le niveau de rémunération demeure inférieur au niveau du SMIG pour certains emplois tels que les domestiques et les employés de magasin ; ici les salaires varient entre 6.000 et 10.000 F CFA;
Dans ce même secteur, le salaire journalier de la main-d'oeuvre non qualifiée est compris entre 200 et 300 F CFA.
S'agissant du salaire journalier dans le secteur agricole, le salaire moyen serait de 500 F CFA ; mais il existe d'importantes disparités régionales.
Mesure de la pauvreté au Togo
Les chiffres sur le nombre de chômeurs au Togo diffèrent selon les sources. Un recensement des chômeurs, par le Ministère de la Fonction Publique en 1991, évalue à 21.000 le nombre de diplômés des enseignements secondaire et supérieur en chômage. Comme autres catégories de chômeurs, il y a d'une part les personnes ayant appris un métier et ne pouvant l'exercer, et d'autre part les travailleurs prématurément retraités suite aux licenciements collectifs et aux privatisations. Selon une étude de l'ORSTOM, 6000 agents des sociétés publiques et para-publiques ont été licenciés en 1991. Etant donné que d'autres fermetures d'entreprises para-publiques et privées on eu lieu après cette date, tout laisse à penser que le nombre de travailleurs en chômage est en hausse.
Mesurer la pauvreté revient à établir un ou des seuils de pauvreté au regard de la satisfaction des divers besoins essentiels, l'espace de pauvreté se reconnaissant alors à l'aide d'indicateurs simples. Dès lors, diverses hypothèses seront utilisées en combinant des indicateurs quantitatifs et des indicateurs qualitatifs. La mesure de la pauvreté se ramène donc à la définition d'un panier de bien et de services qu'un individu devrait pouvoir se procurer pour satisfaire ses besoins fondamentaux. Le seuil de pauvreté est de 5.800 F CFA de dépenses mensuelles par personne.
Mesures quantitatives de la pauvreté
§ Mesures monétaires des urbains et des ruraux
La notion de mesures monétaires se réfère à une source de rentrée d'argent (à partir de la production agricole ou d'une rémunération de prestation de services par le biais de la force de travail ou d'un emploi). En milieu urbain, c'est l'emploi ou le commerce qui assurent les ressources monétaires alors qu'en campagne, c'est la production agricole. A Lomé, environ 16,6% des chefs de ménage sont sans emploi ou des retraités. C'est l'équivalent de 23.240 ménages, soit 116.200 personnes concernées. A peu près 30% des chefs de ménage exercent leur activité dans le secteur informel (commerce de produits vivriers, préparation et vente de produits alimentaires et de boisson, vente de produits vestimentaires etc..Il faudra y ajouter les artisans (16,7%), les taximen / Chauffeurs ou ouvriers non agricoles (11%). Des études ont révélé que les revenus du secteur informel se caractérisent par des revenus très faibles, nettement en dessous du SMIG (13.757 F CFA).
La taille du ménage a un impact sur la situation économique du ménage. Or selon certaines estimations 52% des ménages de Lomé comptent plus de six (6) personnes au sein du ménage. Le surpeuplement des familles amenuise les ressources par tête et les dépenses par individu au sein du ménage sont au plus bas niveau. Les ménages dont la dépense par tête est inférieure au seuil de pauvreté représentent 20,64% des ménages dans la capitale togolaise.
On rencontre aussi des chefs de ménage qui ont des revenus fixes du secteur privé ou du secteur public. La répartition des salaires au niveau de la Fonction Publique révèle des disparités. En effet, environ 9% des fonctionnaires touchent un salaire mensuel compris entre 10.000 et 30.000 F CFA et 36% gagnent un revenu compris entre 30.000 et 50.000 F CFA. Globalement 45% des salariés de la Fonction Publique ont moins de 50.000 F CFA par mois.
Avec un revenu mensuel maximum de 30.000 F CFA, un ménage de cinq (5) personnes ne dispose que de 6.000 F CFA par membre s'il n'y a plus d'autres sources de revenus. Ce montant est à peine supérieur au seuil de pauvreté. Avec cette hypothèse, 9% des fonctionnaires sont menacés de pauvreté avec un pouvoir d'achat faible surtout avec l'inflation des prix des denrées occasionnée par la dévaluation.
§ Revenus des femmes
Dans les milieux ruraux, les femmes s'occupent essentiellement du travail agricole et du petit commerce, activités aux revenus peu connus et bas mais dont les apports contribuent à la suivie des familles à laquelle ces femmes doivent de plus en plus contribuer devant la dégradation du pouvoir d'achat de leur mari ou parce qu'elle sont seules chefs de famille.
Dans les grands centres urbains, en plus de ces activités précitées, on rencontre une catégorie de femmes qui exercent dans la Fonction Publique et d'autres encore dans le Secteur privé qui ont des revenus plus ou moins stables. Dans la capitale surtout, une minorité de femmes s'occupent du commerce de pagne assez florissant au Togo du moins avant la dévaluation du franc CFA par rapport au franc français. C'est les fameuses nana-benz aux revenus exorbitants.
§ Accès au services publics
Bien que la scolarité soit obligatoire jusqu'à l'âge de 15 ans au Togo, on n'est pas étonné de rencontrer des enfants dont l'âge est compris entre 6 et 15 ans dans les ruelles des quartiers populeux aux heures où ils devraient être normalement à l'école. Le taux de scolarisation dépasse à peine 50%.
La plupart des enfants des familles pauvres arrivent difficilement à dépasser le cap de l'enseignement primaire. Ces enfants qui abandonnent le système scolaire n'ont d'autres échappatoires que les centres d'apprentissage (menuiserie, chaudronnerie, couture, mécanique, etc.). Malheureusement, pour des raisons financières, ces structures aussi sont parfois inaccessibles aux enfants. C'est de cette manière que, sans formation scolaire de base, certains enfants issus de ménages pauvres se retrouvent dans la rue, se livrent à la délinquance, à la drogue et au vol.
Du point de vue économique, les parents pauvres retirent leurs enfants prématurément du système scolaire pour qu'il les aident dans leurs activités domestiques ou commerciales. Ce sont surtout les filles qui en sont les victimes
Les redoublements consécutifs ne sont que les conséquences des conditions dans lesquelles vivent ces enfants. Ne disposant pas du minimum nécessaire (cahiers, livres scolaires, fournitures, tables et lumière pour apprendre les leçons, etc.), ces enfants n'arrivent pas à supporter le rythme scolaire et se relâchent très tôt. D'autres enfants plus entreprenants sont obligés d'associer leur scolarité à d'autres activités lucratives pour pouvoir prendre en charge leur éducation.
Les établissements publics sont les écoles fréquentées en majorité par les enfants issus de parents pauvres. Les frais de scolarité étant plus bas sont à la portée de toutes les bourses. Aussi, la tenue obligatoire étant le kaki, les parents ne sont pas obligés de renouveler chaque année les habits à leurs enfants. Cependant, il n'est pas rare de rencontrer des enfants avec des habits rapiécés, marchant pieds nus, se rendant à l'école sans avoir pris le petit déjeuner et n'ayant pas l'assurance de pouvoir trouver à manger à midi.
De ce fait, les enfants issus de famille pauvre se retrouvent en fin de compte sans diplômes scolaires et sans qualification pratique en cas de recherche d'un emploi.
Soins Sanitaires
Malgré l'action en faveur de l'amélioration de la situation de la population, la mortalité infantile reste élevée (les estimations vont de 90 à 130 pour 1000 nouveau-nés vivants) et le taux de mortalité maternelle de 476 pour 100.000 accouchements. Il a été constaté que ce sont essentiellement les ménages pauvres et démunis qui sont victimes de ce déséquilibre sanitaire.
Dans l'impossibilité de pouvoir payer les frais médicaux, les malades ne se dirigent pas directement dans un Centre de Santé mais préfèrent suivre une automédication à base de plantes. Il suffit dans ce sens de dépenser quelques centaines de francs. La catégorie des personnes provenant des ménages pauvres s'oriente vers la médecine traditionnelle qui est moins coûteuse ou gratuite mais toujours efficace.
Dans plusieurs localités de l'intérieur du pays, un nombre plus ou moins grand de ménages ont encore recours à l'eau de source et des rivières pour leur consommation quotidienne. Les fontaines publiques, bien qu'existantes sont parfois inaccessibles pour des raisons de distance. Beaucoup de ménages ont également recours à l'eau des puits qui malheureusement ne sont facilement creusables que sur un type de sol donné.
A Lomé, la plupart des maisons disposent de puits dont la nappe phréatique est à quelques mètres seulement rendant la qualité des eaux douteuses. 24 % seulement des logements ont accès à un robinet d'eau. 17 % se fournissent à une fontaine publique, 7 % à un revendeur d'eau. La dépense mensuelle d'eau est de 3.900 F CFA en moyenne. De même les latrines et les fosses septiques font défaut dans plusieurs ménages. 25 % des concessions ne disposent pas de WC. Les abords des maisons et le lit de la lagune jouent ce rôle.
En saison pluvieuse, les chambres sont inondées et les flaques d'eau saumâtres (vecteurs de paludisme et d'autres maladies) stagnent tout au tour des chambres dans certains quartiers. La plupart du temps, les ordures ménagères sont jetées en pleine rue ou dans des trous creusés le long des rues à cet effet. A Lomé, plus de la moitié des ordures sont jetées dans la rue, 25 % seulement sont ramassées par un camion, 5 % et 3 % sont respectivement brûlées ou enterrées.
* Logement
Au Togo, il n'existe aucune législation qui contrôle le prix des loyers. Tous les ménages, quelles que soient leurs ressources financières, doivent prendre en charge eux-mêmes la recherche de logement, or, de plus en plus, le loyer coûte cher surtout à Lomé où environ 45 % des habitants sont locataires. Sur tout le long des abords desséchés de la lagune surtout dans les quartiers d'Akodesséwa, d'Anfamé et de Bè, et dans certains autres quartiers, on rencontre des taudis et des cabanes construits la plupart du temps par les occupants eux-mêmes avec des matériaux de récupération (carrosserie de voitures, tôles usagés et rapiécés, cartons, morceaux de bois) etc..
Plusieurs habitations ne disposent que d'une seule pièce où se trouvent entassés parents, enfants et collatéraux. Parmi les ménages propriétaires, 28,15 % vivent dans leur concession. Par contre, parmi les ménages locataires, la proportion de ceux qui vivent seuls dans la concession est relativement faible (5,06 %), mais presque le quart des locataires (24,96 %) vivent dans des concessions de dix ménages ou plus.
* Malnutrition
L'alimentation journalière est le problème crucial dans les ménages pauvres. La préparation des repas n'est pas régulière faute d'approvisionnement. Même si les membres du ménage arrivent à s'offrir un repas, il est déséquilibré. Le régime alimentaire est essentiellement lié aux habitudes alimentaires et est constitué d'ingrédients les moins chers. Ainsi, certaines familles ne préparent qu'un seul repas par jour avec des denrées à la portée de leur pouvoir d'achat et plus facile à trouver sur les marchés. Les lipides et les protéines animales n'interviennent que de façon aléatoire dans la ration alimentaire. C'est le poisson fumé qui est le plus consommé car étant le plus abondant sur le marché. Ce n'est qu'à l'occasion des fêtes que la famille s'achète de la viande importée dans la majorité des cas. Ainsi comme c'est la viande de second ordre comportant beaucoup de graisse qui est à la portée de la bourse des ménages défavorisés, ces derniers sont les plus grands consommateurs d'abats de volailles (croupions de dinde, aileron de poulet) etc..
Le déséquilibre alimentaire se ressent le plus chez les enfants de bas âge. Ces derniers n'ont pas de l'embonpoint et ont un faible poids par rapport à leur âge. Les enfants présentent donc un état de malnutrition aiguë. On estime que 5 % des enfants de Lomé (3 % globalement au Togo) dont l'âge est compris entre 4 et 9 ans sont excessivement minces sans doute sous alimentés. Par ailleurs, environ 20 % des enfants de la même tranche d'âge à Lomé (18 % dans l'ensemble du Togo) ont un poids faible par rapport au poids normal de leur classe d'âge.
Alors que la quantité de consommation journalière calorifique recommandée est de 2.200 Kcal par personne, cette consommation au Togo est seulement 1.360 Kcal.
ainsi que tous les membres de leur famille à une vie de misère.
SITUATION DES FEMMES TOGOLAISES
Les femmes, celles des milieux ruraux surtout sont beaucoup plus frappées par la pauvreté. En raison de l'absence d'infrastructures appropriées dans les campagnes, elles effectuent le gros du travail productif et domestique. 37 % seulement de la main d'œuvre totale au Togo est féminine. Mais cette main d'œuvre féminine est en plus très mal payée. La majorité des femmes togolaises n'ont aucune qualification professionnelle pouvant leur permettre d'accéder à des métiers bien rémunérés. Elles n'ont que leur force de travail à vendre... à vil prix. Elles se sentent bien souvent obligées de se contenter de "petits métiers" sans grande considération. Dans les campagnes, elles s'adonnent au travail de la terre aux revenus souvent dérisoires. Celles qui vivent en ville, exercent des métiers de domestiques, montent de petits commerces ou encore se lancent dans la prostitution. Quelques unes ont émergé du lot en apprenant un métier ou même à faire une carrière commerciale assez réussie. Celles qui ont des études assez poussées et sont employées à des degrés divers du secteur moderne, les cadres notamment, ne représentent que 8 % de la main d’œuvre totale féminine. la majorité n'a de source de revenu que le secteur informel. Elles s'occupent du commerce de détail des produits divers (denrées alimentaires, produits manufacturés, etc.), de la restauration dans les quartiers et les coins de rues, les femmes de maison, de portefaix.
DROIT DES FEMMES
Certaines dispositions des textes de loi remettent en cause le principe d’égalité entre les femmes et l’homme et réduisent la portée des acquis juridiques de la femme. Au nombre de celles-ci ion peut citer :
Le droit du mari de s’opposer à l’exercice d’une fonction par son épouse
Cette prérogative accordée à l’homme est en parfaite contradiction avec le droit à l’emploi reconnu à la femme et discriminatoire dans la mesure où la même possibilité n’est pas offerte à la femme par rapport à son mari.
La fixation de la majorité nuptiale qui est de 17 ans pour la fille alors qu’elle est de 20 ans pour le garçon. De plus une personne qui conclut ou fait conclure un mariage pécoce n’encourt aucune peine. Tout au plus
Sur le plan des droits successoraux
La succession légale régie par les dispositions du code des personnes et de la famille accorde aux femmes les mêmes droits que les hommes. Tout comme eux les femmes peuvent hériter de plein droit, à titre personnel ou par représentation .Bien plus la conjointe survivante est protégée par les dispositions du code.
Sur le plan professionnel
Les femmes togolaises bénéficient du droit à l’emploi au même titre que les hommes Le statut général de la fonction publique consacre également le principe de l’égalité des sexes en s’appliquant sans distinction aux femmes et aux hommes Ces textes consacrent un autre principe découlant de l’égalité des sexes ;celui de l’égalité du traitement salariale dans les mêmes conditions de travail. Bien plus il est prévu en faveur des femmes enceintes des dispositions particulières qui leur permettent de rompre leur contrat de travail sans avoir à payer une indemnité de rupture du contrat(art 112) ; elles bénéficient de congés de maternité et d’aménagement de l’horaire de travail en fonction de l’allaitement
Dans les domaines de la santé, de l’éducation de la formation et de l ‘alphabétisation, ainsi que dans celui du foncier et de l’économie du point de vue de l’équipement en infrastructures de tout genre, les femmes souffrent des maux communs à tous les togolais et pâtissent d’avantage de la situation difficile qu’est la leur. Elles portent le double poids de la misère de la population, à cause du manque d’eau potable à proximité(65% de la population manquent d’eau potable),elles doivent en milieu rural, s’acquitter de la corvée d’eau en parcourant des dizaines de kilomètres .Ce sont ces milliers de femmes qui vivent en milieu rural qui assurent une part considérable de la production sans pour autant bénéficier de manière équitable du produit de leur travail, de l’encadrement technique des institutions de développement et des droits fonciers au même titre que les hommes. En milieu urbain elles sont des milliers à être laissées pour compte et condamnées à vivre avec leur famille en se contentant d’un commerce de détails dont le chiffre d’affaires dépasse rarement 500 F CFA par jour .Une grande majorité de femmes souffre d’insuffisance de couverture sanitaire et encourent le risque de morbidité et de mortalité (718 décès pour 100.000 naissances vivantes suite à des accouchements ou à des grossesses.
Dans certaines communautés ,elles subissent des facteurs culturels (tabous alimentaires pour les femmes enceintes ) et les pratiques nuisibles à leur santé physique et mentale . ( mariage précoce excision, fécondité élevée).Le taux de scolarisation de la jeune fille est faible.
Elles représentent 39% de la population scolarisée au premier degré, 25 % au second degré,15 % au troisième degré) qui n’augure d’aucune amélioration de la condition de la femme, si aucun effort n’est fait pour corriger ce déséquilibre actuel en faveur des garçons. Les femmes sont également faiblement représentées dans les instances de prise de décision politique administrative et économique et mêmes syndicales.
Les droits régissant les rapports familiaux sont octroyés aux femmes dans les textes sans qu’elles puissent en jouir effectivement . Elles subissent de nombreuses violences physiques, verbales et sexuelles. Elle est maintenue dans un état de dépendance permanent vis à vis de son père ou de son mari car la réglementation subordonne sa circulation au delà de nos frontières à une autorisation parentale ou maritale. Malgré toutes ces difficultés, il faut saluer le courage de ces milliers de femmes, qui en milieu rural comme urbain ,portent seules le poids moral, matériel et financier des cellules familiales (22% de femmes sont chefs de famille à Lomé)
De nompbreux enfants togolais surtout des fillettes sont victimes du travail et du traffic d'enfants.
Sur le plan spotif le Togo s'est qualifie pour le mondial 2006 en allemagne , mais n'a pas pu franchir le cap des seizièmes de final. Son reve a été prematurément brisé en raison semble t-il de nombreux problèmes liés aux primes à verser aux joueurs et à un arbitrage défavorable
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