La zone de Bè comprend trois cantons : le canton de Bè ou le vieux Bè (ou encore Bè-centre), le canton d’Amoutivé et le canton de Baguida ; Le vieux Bè et Amoutivé sont fondés au 16°siècle. Quant à Baguida , il existait depuis le 17°siècle et fut officiellement reconnu le 05 juillet 1884 lors du traité qui proclama le Togo protectorat du Reich Allemand. Il fut également la première capitale administrative du Togo pendant la période coloniale allemande.
La zone de Bè s’étend sur une superficie de 800 hectares avec une population estimée à 500 000 habitants, soit un peu plus du quart de la population de Lomé. Bè et Amoutivé entièrement intégrés à la ville de Lomé comptent parmi les plus vieux et les plus peuplés de la capitale. La densité y est de 350 habitants à l’hectare contre 60 pour l’ensemble de la ville de Lomé.
Le canton de Baguida, situé dans la banlieue de Lomé sur l’axe Lomé-Cotonou est une zone semi-rurale et rurale s’il est tenu compte des villages avoisinants.
La zone de Bè est caractérisée par un sol de type sablonneux avec une faible déclivité à l’instar de celui du cordon littéral situé entre la lagune et l’océan atlantique constituant la zone basse de la ville de Lomé. La nappe phréatique est généralement à fleur de sol et occasionne des difficultés de drainage des eaux de pluie, ce qui provoque des inondations.
L’habitat dans la zone de Bè est traditionnel et la population, une des plus démunies de Lomé, y vit dans des conditions sociales précaires. Le revenu par habitant y est de moins de 80$ par an alors qu’elle devrait être d’un peu plus de 118$ selon les données du PNUD.
De nos jours, les structures traditionnelles persistent au sein de la communauté et font de Bè, presque une zone rurale au sein de la capitale.
Les activités économiques exercées par les Bè relèvent toutes du secteur informel.
Bè et Amoutivé sont couverts par la mairie du 3° arrondissement de la ville de Lomé et administrés par un adjoint au maire. Baguida est couvert par la préfecture du Golfe administré par un préfet.
Sur le plan traditionnel, on note l’existence de trois chefs canton assistés par des notables.