Nous vous proposons ici une Interview avec le Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières.
Elle permet de voir quelle approche les autorités étatiques fontdes questions liées à l'environnement.


Quelles sont vos fonctions au sein du Ministère ?


Ministre ZOUMAROU Gnofame :
Par décret n° 20001-203/PR du 19 Novembre 2001, le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières a pour mission de coordonner l’élaboration et la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière d’environnement , des Ressources Forestières et de la Faune. Il a aussi en charge la législation en matière de préservation et de lutte contre les pollutions et nuisances.

Que pouvez vous nous dire de la situation environnementale au Togo ?

MZG:
Il existe de sérieux problèmes :
  • Au niveau du Littoral, l’érosion côtière qui avance de 7 à 15 mètres par ans. Ainsi que l’exploitation de la Flore, des Mangroves pour obtenir le bois de feu
  • Au niveau rural, les problèmes sont les suivant : les feux de brousses, l’abattage anarchique des arbres naturels plantés, les destruction de la faune. Le milieu rural est aussi caractérisé par un taux d’érosion des sols qui est l’un des plus élevé d’Afrique : trois milles tonnes par kilomètre carré et par an dans les zones accidentées comme les Monts Kabyé et le Mont Agou. Un autre problème, la transhumance des bœufs venant des pays sahéliens.
  • Au niveau urbain, nous sommes confronté aux ordures ménagères (0,06, par jour et par personne) les pollutions acoustiques, les pollutions atmosphériques liées aux vieilles voitures et motos d’occasion venues d’Europe.

    Quelles sont vos priorités ?

    MZG:
    Elles sont les suivantes :
    1-l’arrêt de l’érosion côtière
    2-la transformation ou le recyclage des ordures ménagères
    3-la réduction des bruits dans nos villes
    4- la réduction du taux d’érosion des sols
    5-la lutte contre le braconnage, l’exploitation forestière illégale et les feux de brousse
    6-la maîtrise de la transhumance

    Quels sont les projets en cours dans le département ?

    MZG:
  • Le projet biodiversité
  • Le projet de bio sécurité
  • Le projet ozone
  • Le projets POP’s (Polluant Organique persistant)
  • Le projet de bouturage de Samba
  • La journée de l’arbre célébré tout les ans par la mise en terre de plan par toutes les couches sociales le premier juin.

    A quelles difficultés êtes vous confronté au sein du ministère ?

    MZG:
    Les difficultés tournent autour de 3 points : l’insuffisance des moyens logistiques, l’insuffisance des moyens financiers, l’amenuisement du personnel technique pour cause de départ à la retraite. L’Etat fait néanmoins de réelles efforts avec l’organisation en un an de deux concours de recrutement dans la fonction publique ; concours qui ont doté le ministère de 178 cadres.

    Que pensez vous de la santé actuelle de notre planète ?

    MZG:
    Notre planète se porte mal. A cause du réchauffement, de la circulation des POP’s bien que prohibés ailleurs, les OGM auxquels le monde recourt de plus en plus, la déforestation, l’appauvrissement des ressources hydraulique et pédologique.

    Quels conseils pouvez vous donnez aux ONG qui œuvre pour améliorer la situation environnementale au Togo ?

    MZG:
    C’est d’être beaucoup plus technique et visible sur le terrain qu’à travers les bureaux. Les ONG doivent également disposer de ressources techniques de qualités et éviter de ramer à contre courant contre les décisions des Gouvernements lors des assises internationales (exemple de la mondialisation et du moratoire tant proclamé par les ONG dans le domaine des OGM).

    Invitation à la jeunesse togolaise qui se mobilise quotidiennement pour protéger notre environnement ?

    MZG:
    C’est de mener des actions continues et proche des réalités. C’est aussi de diversifiés les actions de protection de notre environnement parce que l’essentiel gravite aujourd’hui autour du premier juin et porter le message des bienfaits de l’environnement au sein de nos populations afin qu’elles ne continuent pas à détruire notre faune et notre flore.

    Interview réalisée par Catherine RYCHLINSKI

    [Ecrire à Cathérine-> mailto: cutcutcut@free.fr]