Cette première partie a permit d’explorer le vécu quotidien de l’intolérance dans nos milieux (école, maison, famille, quartier, service, communautés religieuses ……). Pour mieux saisir le contenu, visiter le site WWW.cooperationtogo.net/otoufo
Après avoir découvert le rôle négatif que jouent souvent les stéréotypes, les préjugés entre autres, il y a lieu de s’interroger sur la conduite à tenir étant donné que l’objectif de la conférence est que la rencontre avec les élèves amène ces derniers à une véritable prise de conscience du danger que constitue la culture de l’intolérance. La seule prise de conscience ne suffit pas mais elle doit éveiller en nous l’agir pour l’avènement de la société interculturelle, un cadre propice pour un développement harmonieux d’une société.
Mieux, cette rencontre aura pour mérite de nous mettre tous ensemble sur la route de la tolérance.
Sur la route de la tolérance (A. Dissou)
S’engager sur la voie de la tolérance s’avère nécessaire pour faire de nos sociétés multiculturelles, des sociétés interculturelles. La tâche ne sera pas facile car cet engagement requiert de la part des acteurs de la tolérance une remise en question des comportements. Chacune à son niveau devra se remettre en question. C’est une étape fondamentale qui ne se fera pas non plus dans la précipitation. Car la réalité interculturelle à vivre est exigeante. Elle est conditionnée par :
Pour ce faire, chacun doit accepter l’égalité en droits de tous et de chacun. A cet effet, aucune ethnie ne peut et ne doit s’affirmer supérieure à d’autres ni de se considérer meilleure .Une telle conception éloignera de nos comportements la discrimination et le racisme.
D’autre part la réalité interculturelle ne se vivra pas en vase clos. Elle a besoin pour mieux la vivre dans toute sa richesse, d’une meilleure connaissance de l’autre.
Aller vers les autres pour mieux les connaître et vice versa est aussi une étape importante du processus.
Grâce aux échanges, nos mentalités vont se défaire de l’évaluation négative que nous faisons des autres pour enfin nous éviter de les simplifier dans un cliché qui n’est pas le leur.
Enfin l’engagement sur la route de la tolérance pour lequel nous devons tous œuvrer doit dorénavant s’accompagner des sanctions à envisager vis-à-vis des comportements racistes, xénophobes et discriminatoires. Par conséquent, il est urgent que soit accordé à l’éducation interculturelle le rôle qui est le sien dans la société.