Fondation Princesse de Croÿ & AEDM



Présentent

Coopération Belgique - Togo



Base d'un Projet Humanitaire pour la lutte contre les réseaux pédocriminels



1- Situation



Version française



Aux environs de Sodoké, dans le centre du [Togo->www.wildaf-ao.org/ fr/ress_ii.htm], trois membres de l'AEDM*, se sont rendus dans les villages de Kpelafelassi, Gbombodolom, Alihididè, Agombio, Alédjo-Kadara et Alédjo-Kpéwa ; une région comme tant d'autres, d'où des enfants partent au Nigéria et au Gabon, pour les récoltes saisonnières et souvent disparaissent dans la prostitution. Aucun survivants du Gabon n'ont été trouvés, ce qui pourraient s'expliquer du fait que le pays se situe à près de 2000 Km de là, mais des enfants revenu du Nigeria témoignent, eux qui n'ont fait la moiter du chemin.

"Le plus souvent convaincus par des membres ou amis de la famille, nos parents avaient confiance en ces gens qui promettent de nous confier aux bons soins d’un cousin ou d’une cousine. Une fois arrivés, leurs disent-ils, nous continuerons l'école, et aurons un travail soit dans les récoltes des cultures, ou du travail domestique. A la fin de chaque mois, un petit peu d'argent pour nos économies, le reste pour permettre à la famille de survivre."

La proposition alléchante, car le revenu promis complète celui des maigres cultures agricoles, les filles se font une dote, les garçons commencent leur fortune. Suite à bien des palabres et manipulations, les parents acceptent. Certains racontent que grâce aux revenus de l'enfant, ils ont acheté soit un vélo, soit une radio, soit des pagnes pour la mère ou payé les frais scolarité de leurs autres enfants.

En partance pour le Nigeria, petits garçons et petites filles quittent le village en voiture, certains en camion, conduits par les trafiquants. A la nuit tombante, ils approchent des frontières en pleine forêt, et pour éviter les douaniers, ils descendent, font plusieurs kilomètres à pieds, exposés à tous les dangers, tels que les morsures des serpents. Ils sont repris en voiture où en camion, traversent le Bénin, d'ouest en est. Une fois au Nigeria et déposés chez leurs nouveaux patrons. Ils y rencontrent d'autres petits togolais venus d'autres villages, et des petits béninois.

Au lendemain de ce voyage épuisant, certains des garçons sont emmenés aux champs à 6H00 du matin, ils ont droit à une pause à midi et rentrent à 18h00, d'où des journées de 12 heures. Les autres sont utilisés pour l'équipe de nuit, et apprennent à travailler avec des lampes sur le front.

Les plus chanceuses des petites filles sont utilisées comme domestiques et maltraitées. D'autres sont utilisées dans les bars comme serveuses et sont à la merci des clients. Les dernières sont prostituées sur les marchés de sexe, un métier dans lequel elles contractent le SIDA. Beaucoup sont assassinées, certaines disparaissent sans laisser de trace.

A la fin de chaque mois, la "solde" des petits esclaves est versée au trafiquant, qui après avoir prélevé son pourcentage, leur donne l'argent de poche et envoie le reste à leurs parents au village.

Plusieurs reviennent à la fin des récoltes, mais aussi lorsqu’ils sont atteints de maladies graves ou mortelles, dont le SIDA pour les petites filles qui sont prostituées sur le marché local.

Ainsi, la réalité devient un secret de polichinelle. Le trafic d'enfants bénéficie d'une collaboration, voire une complicité tacite des parents, qu'ils soient conscients ou non du martyr infligé à leurs enfants. Certains disent avoir été conscients des réalités et des risques, mais que le manque de moyen de subsistance les y ont « obligé ». Un phénomène qui résulte d'une pauvreté infinie.

La proximité des parents avec entremetteurs et trafiquants rende le démantèlement des réseaux difficile, et semble impossible aux pouvoirs publics. L’analphabétisme, le manque de formation professionnelle ou scolaire et la souffrance quotidienne des familles rendent les campagnes de sensibilisations inefficaces.

En Europe, l'exportation des enfants africains est très lucrative. Un marché bien géré, entre autre par la mafia nigériane de Belgique, qui a une formule d'exportation à destination des bordels adaptée à chaque couche de la population africaine, et prend tout en charge. Un système qui n'est pas dirigé par un parrain, mais où chaque intermédiaire y gagne de l'argent, au gré du travail qu'il veut bien fournir.

Les parents des victimes les plus fortunés sont préalablement ruinées par des escroqueries variables avant de voir leurs enfants kidnappés (ref: l'affaire des petits princes nigérians) et les moins fortunées, ainsi que plusieurs jeunes africaines en témoignent afin de sauver des victimes potentielles. Des histoires effrayantes qui complètent bien l'image du destin de ces enfants.

Les rêves plein la tête, elles avaient répondu favorablement à une demande en mariage où une offre d'emploi en Europe. Sans comprendre ce qui pouvait les attendre, elles allaient à l'aéroport, recevaient un faux passeport dans lequel elles étaient mères de trois enfants qu'elles ne connaissaient pas. Elles prenaient l'avion avec eux. Arrivés, elles rencontraient leur "fiancé" ou leur "patron" qui les emmenaient dans un bordel. Immédiatement séparés, elles ne revoyaient jamais les enfants. Quant a elles, elles étaient aussitôt emmenées dans leurs chambres, violées et prostituées jusqu'à ce que SIDA s'en suive... et encore pire.

English version



Around Sodoké, in the center of [Togo->www.wildaf-ao.org/ fr/ress_ii.htm], three members of the AEDM* went to the villages of Kpelafelassi, Gbombodolom, Alihididè, Agombio, Alédjo-Kadara and Alédjo-Kpéwa;a region as so many others, from where children leave for Nigera or Gabon, to serve into slavery during seasonal harvesting or vanish into prostitution. No survivors from Gabon where found, what may be explained as the country is situated nearly 2000 km from there, but some of the children who came back from Nigeria are testifying, they who only made half of the trip.
"Generally convinced by members or friends of the family, our parents relied on these people who promised to entrust us to the good care of a cousin. Once arrived there, they said, we would continue to study for school, and will have a job, either in the harvest of the cultures, or in the house work. By the end of each month, we would get a little money for our saving and the rest was to enable our entire family to survive."

The proposition is very tempting, as the promised income is the supplement that of their small agricultural cultures. The girls built their dowry, the boys start their fortune. Following many palaver and manipulation, the parents accept. Some said that, thanks to the income of the child, they had bought either a bicycle, or a radio, or loincloths for the mother or they paid the school expenses of their other children.

In departure for Nigeria, little boys and girls leave the village some by car, some by truck, led by the traffickers. At the falling night, they approach the borders in full forest, and to avoid the customs officers, they descend, make several kilometres by foot, exposed to all the dangers, such as the bites of the snakes. they are taken again in the car or in the truck, cross all of Benin from West to East. Once in Nigeria, they are dropped at their new owners. There they meet other young Togolese coming from other villages, and young Beninese.

The day following this exhausting journey, some of the boys are taken along to the fields at 6 AM; they can have a pause at midday and return to 6 PM, from where some 12 hours days. The others are used for the night team, when they learn to work with lamps tied on the foreheads.

The luckiest little girls are used as servants and maltreated. Others are used in the bars as waitresses and defenceless towards the customers. More are prostituted on the markets of sex, a trade in which they end-up contracting AIDS. Many are murdered; some have disappeared without leaving traces.

By the end of each month, the "pay" of the young slaves is given to the trafficker, who after having taken his percentage, gives them the pocket money and sends the remainder to their parents in the village.

Several of them return at the end of harvests, but also when they have caught serious or deadly illnesses, of which the AIDS for the little girls who are prostituted on the local market.

Thus, reality becomes an open secret. The traffic of children profits from a collaboration, even a tacit complicity of the parents, may they be conscious or not of the martyr inflicted to their children. Some say to have been conscious of reality and the risks, but that the lack of means of subsistence "obliged" them to do so. A phenomenon which is a result from an infinite poverty.

The proximity of the parents with the go-betweens and traffickers, makes it very difficult for the authorities to dismantle the networks, and seems nearly impossible. Illiteracy, the lack of vocational or school training and the daily suffering of the families make the public awareness campaigns ineffective.

In Europe, the exportation of African children in is very lucrative. A market well managed, by among others, the Nigerian Mafia of Belgium, who has a formula of export bound for the brothels adapted to each layer of the African population and take every thing in charge. A system that is not ruled by a "Godfather" but where each intermediate earn money, according to the work he wishes to do.

The parents of the wealthiest victims are being previously ruined in various swindling before having their children kidnapped (ref: the case of the little Nigerian princes), and lesser fortunate ones, thus several young African women testified in view to save potential victims. Horrendous stories which complete full well the picture of those children's destiny.

The head full of dreams; they had answered favourably a marriage proposal, or an employment offer in Europe. Without understanding what could await them, they went to the airport and received a forged passport in which they were mothers of three children that they did not know. They took the plane with them. At the airport, they met their "fiancé" or "boss" who took them straight to a brothel. Immediately separated, they never saw the children again. As for them, they where then brought in their bedrooms, violated straight away and prostituted until AIDS follows from there... and still worse.


AEDM : Amis des Enfants Délaissés et des Personnes Marginalisées


L'affaire des petits Princes Nigérians




The case of the little Nigerian Princes

(Photograph of Prince Richard)


Pédocriminalité

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