Lomé, 10 Mai 2010 – Le paludisme tue des enfants et le plus lourd fardeau est en Afrique subsaharienne où la maladie demeure l’une des causes principales de la mortalité des enfants de moins de cinq ans. En fait, plus de 2,000 enfants de moins de cinq ans meurent du paludisme chaque jour dans le monde. Pour ceux qui survivent, les épisodes de fièvres et d’anémie peuvent réduire leur développement physique et mental. En cas d’infection, les femmes enceintes risquent de souffrir d’anémie et d’effectuer un accouchement prématuré ou de donner naissance à un enfant mort-né. Les nouveau-nés risquent de présenter un faible poids à la naissance, ce qui compromet leurs chances de survie au cours de la première année de vie. Dans les zones touchées par le paludisme, 25% des cas d’anémie sévère chez les mères et 20% des petits poids de naissance, sont attribuables à la maladie.

Au Togo, pays endémique, le paludisme constitue la première cause de morbidité et mortalité. En moyenne 1 personne sur 20 qui développent la maladie décède et dans la plupart des cas ce sont les enfants de moins de 5 ans qui meurent. Moins de la moitié des enfants fébriles sont traités avec un antipaludéen approprié et seulement 40% reçoivent des antipaludéens dans les 24 heures suivant l’apparition des symptômes. Pendant leurs grossesses, seules 34% des femmes enceintes reçoivent le traitement préventif intermittent (TPI), le traitement le plus efficace pour prévenir le paludisme.

Au titre des actions, le gouvernement togolais appuyé par les partenaires au développement notamment l’UNICEF procède régulièrement à une distribution massive de Moustiquaire Imprégnée d’Insecticides de longue durée (MILDA) aux populations. Il est noté que l’utilisation de MILDA à titre préventif, demeure insuffisante par rapport aux objectifs du Plan stratégique national « Faire reculer le Paludisme » de 2006-2010.

En effet, une évaluation faite en 2009, a montré que 77% des enfants de moins de cinq ans dorment sous une moustiquaire imprégnée et 60% des ménages utilisent une MILDA. Pourtant, il est prouvé que l’utilisation de MILDA réduit de 20% les décès d’enfants de moins de cinq dus aux causes palustres. C’est pourquoi l’UNICEF s’est déjà positionné comme partenaire de la campagne nationale de distribution des Moustiquaires imprégnées d’insecticide prévue pour cette année 2010.

En termes de traitement curatif, la Combinaison Thérapeutique à base d’Artemisinine (CTA) est considérée comme la méthode la plus porteuse de résultats.

Cependant, pour parvenir à maitriser le paludisme et commencer à inverser la tendance actuelle (Objectif du Millénaire pour le Développement n°6), il importe que dès maintenant la priorité soit aussi accordée au renforcement de la prévention et de la prise en charge du paludisme dans les formations sanitaires et par les agents communautaires dans la communauté, au suivi régulier et à la supervision des activités de lutte contre le paludisme.

Beaucoup d’efforts ont été entrepris pour mobiliser les ressources et réduire le fardeau de la maladie en Afrique. Toutefois, les fonds disponibles sont encore loin d’atteindre les 6 milliards de $US estimés nécessaires à la mise en oeuvre des interventions de lutte contre le paludisme au niveau mondial pour la seule année 2010.

Célébrée au niveau mondial tous les 25 avril, la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme constitue une opportunité de mobilisation de masse autour de ce fléau. Au Togo, la cérémonie de lancement officiel de cette célébration s’est déroulée ce mardi 11 Mai 2010 à Amlamé, dans la préfecture de l’Amou.

Pour de plus d’informations :

o Narcisse de Medeiros, Représentant adjoint de l’UNICEF Togo : 223 15 00 -

ndemedeiros@unicef.org

o Teresa de la Torre, Chef du Programme Survie et Développement de l’Enfant : 223

15 00 - tdelatorre@unicef.org

o Essi Fafa S. Soulé, Chargée de l’Information et de la Communication : 223 15 10 -

fsoule@unicef.org