La haute couture peut nourrir son monde à condition que l'on s'impose par le travail bien fait, le respect des engagements vis à vis de clients. Les Togolais aiment s'habiller et ce n'est pas le travail qui manque. Je crois malgré tout que chacun peut tirer son épingle du jeu
N'avez - vous pas peur de la concurrence ?
Il faut apprendre à gérer la concurrence en toute connaissance de ses forces et de ses faiblesses. C'est ce que j'essaie de faire depuis bientôt huit ans.
Selon vous, les défilés de monde sont - ils le créneau le plus sûr pour la promotion du styliste ?
Le styliste a besoin de faire son marketing et les défilés, les concours de la création, les expositions - ventes sont des tribunes pour se faire connaître. Mais il ne faut pas oublier que ce sont les clients qui sont la plus grande vitrine pour le styliste.
Combien de défilés avez - vous déjà réalisé ?
A ce jour, j'ai réalisé six (6) défilés dont un à Ouagadougou (Burkina Faso) en février 2002. j'ai participé également à divers concours.
Quelles sont vos matières de prédilection ?
Je travaille avec toues les matières. Tout dépend de ce que je veux créer, du contexte, du client, du type de défilé. En dehors des tissus classiques, j'ai déjà eu à travailler avec du sisal, de la toile de jute, du papier, du roseau travaillé, des fibres etc pour créer des modèles.
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans votre profession ?
Les difficultés ne manquent pas, mais les plus importantes sont relatives aux exigences des clients sur le délai de livraison quelle que soit la période de commande te le travail demandé. Il faut signaler que parfois il est difficile de trouver certaines matières premières ou accessoires dans les merceries de la place pour réaliser les modèles tels que conçus. Au Togo comme partout ailleurs, il y a les mauvais payeurs.
précédant******************************************************************************************************************************suivant