Pallier le déficit sanitaire en milieu rural

Il est de notoriété publique que les infrastructures sanitaires font défaut dans nos campagnes et fermes. Cet état de choses met en péril la vie des femmes enceintes, des nouveau-nés et des personnes âgées
En milieu rural, les enfants et les nouveau-nés payent le lourd tribut d’une politique sanitaire très défectueuse. Les enquêtes ont relevé que trois enfants sur dix (3/10) naissent sans l’aide d’un professionnel de la santé et que l’allaitement maternel, bien que couramment pratiqué, n’est exclusif que dans 17%. Encore peu de femmes enceintes font l’objet d’un suivi sanitaire : Consultations prénatales, vaccinations pré- et postnatales, dépistage du VIH/SIDA et des autres maladies infectieuses…
Or, une politique en faveur de la santé maternelle réduirait les complications pendant la grossesse, les fausses couches, la mortalité des femmes enceintes et des nouveau-nés, et les préviendrait contre le paludisme, la transmission mère-enfant du VIH et IST.
Ceci n’est pas encore malheureusement le cas. On constate par ailleurs que les enfants fragilisés par un mauvais état nutritionnel sont victimes principalement du paludisme, des infections respiratoires aiguës, de la diarrhée. Ils sont donc vulnérables à toutes sortes de maladies infectieuses, parasitaires et carentielles. Des statistiques démontrent que sur 1000 enfants nés vivants, 45 meurent avant l’âge d’un mois, 94 meurent avant l’âge d’un an et 167 meurent avant l’âge de 5 ans.
La population rurale a besoin de produits pharmaceutiques, de personnels et d'infrastructures sanitaires adéquats pour la soulager de ses souffrances : maux de ventre, paludisme, lumbago, dorsalgie, hanchialgie, lombalgie, simples maux d’yeux, glaucome, cataracte, daltonisme, presbytie, maux de bas ventre chez les femmes, fibrome, kyste de l’ovaire, pelvite, vaginite, stérilité, cancer etc.
En absence d’une politique de santé appropriée les cas sociaux qui sont les orphelins, les veuves et les personnes âgées ne bénéficient pas d’assistances médicales. Les personnes atteintes du VIH/SIDA ignorent le plus souvent qu’elles sont malades et constituent de ce fait un facteur potentiel de propagation de la maladie. Dans les cas déclarés, les malades ne bénéficient pas de soins médicaux et sont mis en quarantaine.
Pour remédier à cette tragique situation, la CCPD a élaboré des stratégies et plans d’action pour promouvoir une politique sanitaire de proximité en faveur des populations rurales. Son programme en faveur de la santé rurale et des personnes déshéritées sert de cadre à des actions humanitaires et des missions médicales qui vont être menées en plein cœur des fermes et campagnes.
Si vous êtes intéressé par ce programme, alors n’hésitez pas de nous contacter