La vraie grandeur : "LA NON – VIOLENCE"



Ce texte est lu pour vous par André Kangni AFANOU.N'Hésitez surtout pas à le contacter pour des échanges d'idées. Pour cela il vous suffit de cliquer ICI.

La non-violence, telle était la philosophie pronée par Martin Luther KING Jr. Comme les noirs aux Etats Unis dans les années 1950 , vous vivez vous aussi une situation qui vous semble injuste et vous vous demandez s'il ne faut pas répondre par la violence . Je vous invite à lire ces lignes de Martin Luther KING L'auteur du célèbre discours



<< Puisque la philosophie de la non – violence à joué un rôle si positif dans le mouvement de Montgomery, je crois utile d’ouvrir ici une parenthèse sur quelques –uns de ses aspects essentiels.

Soulignons tout d’abord que la résistance non – violence n’est pas destinée aux peureux , c’est une véritable résistance ! quiconque y aurait recours par lâcheté, ou par manque d’armes véritables, ne serait pas un vrai non – violent . c’est pourquoi
Gandhi a si souvent répété que, si l’on n’avait le choix qu’entre la lâcheté et la violence, mieux valait choisir la violence. Mais il savait bien qu’il existe toujours une troisième voie personne – qu’il s’agisse d’individus ou de groupe – n’est jamais acculé à cette seule alternative : se résigner à subir le mal, ou rétablir la justice par la violence, il résistance passive «  peut faire croire à tort à une attitude de  «  laisser – faire  » qui revient à subir le mal en silence. Rien n’est plus contraire à la réalité. En effet si le non – violent est passif, en ce sens qu’il n’agresse pas physiquement l’adversaire, il reste sans cesse actif de cœur et d’esprit et cherche à le convaincre de son erreur. c’est effectivement une tactique ou l’on demeure passif sur le plan physique, mais vigoureusement actif sur le plan spirituel. Ce n’est pas une non – résistance passive au mal, mais bien une résistance active et non – violente.

En second lieu, la non – violence ne cherche pas à vaincre ni à l’humilier l’adversaire, mais à conquérir sa compréhension et son amitié. Le résistance non violent est souvent forcé de s’exprimer par le refus de coopérer ou les boycotts, mais il sait que ce ne sont pas là des objectifs en soi. Ce sont la simplement des moyens pour susciter chez l’adversaire un seul sentiment de honte. Il vent la rédemption et le réconciliation. La non – violence veut engendrer une communauté de frères alors que la violence n’engendre que en haine et amertume.

Troisièmement, c’est une méthode qui s’attaque aux forces du mal et non aux personnes qui se trouvent être les instruments du mal lui – même que le non – violent cherche à vaincre et non les hommes qui en sont atteints.

Quatrième point : La résistance non – violente implique la volonté de savoir accepter la souffrance sans esprit de représailles, de savoir les coups sans les rendre. Gandhi que nous ayons conquis notre liberté, mais il faut que ce soit notre sang  ». Le non – violent doit être prêt à subir la violence, si nécessaire, mais ne doit jamais la faire subir aux autres. Il ne cherchera pas à éviter la prison et s’il le faut, il y entrera « comme un fiancé dans la chambre nuptiale » . >>.

M. L. KING, Combats pour la liberté, 1958