Espoir et Vie
Donne ta vie au Seigneur Jesus
La Solution, est – ce possible ?
« Pourquoi est – ce que mon fardeau est aussi lourd ! », ai – je pensé en claquant la porte de ma chambre. « Est – ce que je vais pouvoir avoir un peu de repos dans cette vie ? », me suis – je demandé en colère. Je me suis ensuite effondré sur mon lit, pris mon oreiller et le plaça sur mers oreilles pour tenter de faire cesser tout bruit autour de moi.
« Ô Dieu », ai – je dit en commençant à pleurer, « Laisse – moi dormir ! Je veux dormir et ne plus jamais me réveiller ! » Et dans un profond sanglot, j’ai essayé de tout oublié et de me perdre dans la noirceur qui m’envahissait.
Mais à travers la noirceur, une lumière s’est mise à briller et à m’entourer de plus en plus. J’ai commencé alors à discerner la silhouette d’un homme, debout devant une croix. Il se tourna vers moi et, avec une grande douceur, il m’adressa la parole. « Mon enfant, pourquoi veux – tu venir à moi avant que je t’appelle ? »
Mon cœur se déchira. « Seigneur, je suis désolé, mais… Je n’en peux plus ! Regarde combien c’est difficile pour moi ! Regarde ce fardeau affreux sur mon dos ! Je ne peux tout simplement plus le supporter. »
« Mais ne t’ai – je pas dit : Décharge – toi sur moi de tous tes fardeaux car je prends moi – même soin de toi ? Mon joug est doux et mon fardeau est léger », me rappela – t – il.
« Je savais que tu dirais ça ! Mais pourquoi faut – il que mon fardeau soit si lourd ?
Mon enfant, chaque personne porte un fardeau. Peut – être désirais – tu en essayer un autre ?
« Est – ce que je peux faire cela ? »
Il m’a alors montré différents fardeaux qui s’allongeaient à ses pieds en m’offrant le choix d’en essayer un de ceux – là. Tous étaient de dimensions égales, mais ils étaient identifiés par un nom différent.
« Johanne ?! », me suis – je exclamé avec surprise, « Mais Johanne est mariée à un homme d’affaire très riche. Elle habite dans une propriété huppée et ses trois filles portent les plus beaux vêtements de haute gamme. Elle m’a même quelquefois reconduite à l’église dans sa Mercedes ! » décidément, je ne voyais pas comment le fardeau de Johanne pouvait être lourd.
« Laisse – moi essayer celui – là », ai – je demandé.
Le Seigneur enleva alors mon fardeau et plaça le fardeau Johanne sur mes épaules. J’ai aussitôt croulé sous son poids. « Enlève – le ! » me suis – je plaint, « qu’est – ce qui peut bien le rendre aussi lourd ? »
« Ouvre – le et regarde à l’intérieur », m’invita à faire le Seigneur.
J’ai alors défait les cordages et ouvert le sommet. A l’intérieur, je vis une brique qui avait le visage de sa belle – mère et lorsque je l’ai soulevée, elle s’est mise à parler. « Johanne, tu ne seras jamais assez bonne pour mon fils ! Il n’aurait jamais dû t’épouser ! Tu es une mère terrible pour mes petits-enfants… » J’ai aussitôt remis l’image dans le fond du sac.
Je pris ensuite une autre brique. Cette fois, il y avait l’image de Donna, la plus jeune fille de Johanne. Sa tête était encore bandée de la chirurgie qui n’avait pas pu guérir sa tumeur. Une troisième brique portait l’image du frère de Johanne. Drogué, il venait d’être déclaré coupable du meurtre d’un agent de police.
« Je vois pourquoi son fardeau est si lourd », ai – je avoué. Pourtant, elle sourit toujours lorsque je la croise et elle aide les autres constamment. Je n’avais pas remarqué qu’elle vivait cela. »
Lentement, le Seigneur me demanda si je voulais en essayer un autre. J’en ai alors soulevé quelques-uns. Celui d’Akossiwa m’a paru assez lourd. Il faut dire qu’elle élevait quatre enfants en bas âge sans conjoint.
Le fardeau de Débora aussi pesait lourd : une enfance d’abus sexuel et un mariage d’abus émotif. Lorsque j’ai vu le fardeau de Ruth, je n’ai même pas essayé de le soulever. Je savais qu’à l’intérieur je trouverais de l’arthrite (rhumatisme), de la vieillesse et un mari bien – aimé dans un centre d’accueil.
« Ils sont tous trop lourds, Seigneur ! Redonne – moi mon propre fardeau », ai – je dit. Et en soulevant la charge qui m’était familière, je parvins à me convaincre qu’il était, tout compte fait, plus léger que les autres.
« Regardons à l’intérieur de ton fardeau », m’a suggéré le Seigneur.
« Ce n’est pas une bonne idée ! », ai – je aussitôt répondu en me détournant, pour retenir ma charge fermement.
« Pourquoi ? »
Parce qu’il y a trop de déchets à l’intérieur… rien d’intéressant.
« Mais laisse – moi voir », m’a – t – il dit avec sa voix puissante, mais douce.
Alors, ne pouvant lui résister, je lui ai ouvert mon fardeau.
« Parle – moi de celle – ci », m’a – t – il demandé en soulevant une première brique.
« Ô Seigneur, tu sais… c’est l’argent. Je sais que nous, ici, nous ne souffrons pas comme dans les autres pays, et en plus, je ne suis pas un sans abri comme plusieurs en Amérique et autre…, mais je n’ai aucune assurance. Si les enfants tombent malades, je ne pourrais pas payer leurs médicaments. Et, je suis lasse de les habiller avec des vêtements de seconde main », me suis – je défendu.
« Mon enfant, je pourvoirai à tous tes besoins, et à ceux de tes enfants. Je leur ai donné un corps en bonne santé et je leur apprendrai que les vêtements chers ne rendent pas une personne précieuse à mes yeux. »
Alors il a soulevé une deuxième brique. « Et celle – ci ? », a – t – il demandé.
« Andrée… », ai – je dit à mi – voix, en penchant ma tête, honteuse de considérer un de mes fils comme un fardeau. « Mais Seigneur… il est hyperactif ! IL n’est pas tranquille comme les deux autres et il me tape sur les nerfs. Il se blesse continuellement et peut – être même que les personnes autour vont penser que c’est moi qui lui fait cela ! Je hurle après lui tout le temps et j’ai peur de finir par le blesser. »
« Mon enfant, si tu as confiance en moi, je renouvellerai ta force. Si tu me permets de te remplir de mon esprit, je te donnerai la patience nécessaire », m’a – t – il répondu.
Alors, il a commencé à soulever de petits cailloux, qui était dans mon fardeau.
« Oui, Seigneur », ai – je avoué avec un soupir, « Ils semblent petits, mais ils sont importants. Je déteste mes cheveux ! ils sont minces et je ne peux rien faire avec… je ne peux même pas me permettre d’aller chez le coiffeur ou la coiffeuse. Je suis trop mince ou svelte ou grosse aussi, et je ne suis pas capable de … etc. Et je déteste mes vêtements.. je détestes ce dont j’ai l’air ! »
Mon enfant, les gens regardent ton apparence extérieure, mais moi, je regarde dans ton cœur. Par mon Esprit, tu seras capable de gagner la maîtrise de soi qui te permettre de perdre ou de gagner du poids. Et pour ce qui est de ta beauté, elle ne vient pas de l’extérieur, mais de l’intérieur. La beauté paisible, et un esprit doux, voilà ce qui a une grande valeur à mes yeux. »
Mon fardeau était beaucoup plus léger à présent. Je sentais que je pouvais maintenant le manier. Mais le Seigneur insistait pour continuer. « Il y en a encore une, donne – moi la dernière brique. »
« Oh non ! ça va, je peux la porter maintenant. »
« Mon enfant, donne – la moi. » Encore une fois, sa voix m’a contrainte. Il a tendu sa main vers moi pour la prendre.
« Mais Seigneur, cette brique est si affreuse, si désagréable ! … », et je me suis arrêté. En voulant déposer cette brique dans les mains du Seigneur, j’ai réalisé pour la première fois la laideur de ses blessures. « Seigneur ! Qu’est – ce qui est arrivé à tes mains ? Elles sont marquées de cicatrices. » je ne me concentrais plus sur mon fardeau, mais sur les marques dans sa chair.
J’ai levé mes yeux pour contempler son visage et j’ai vu sur son front d’autres cicatrices, comme si quelqu’un avait pressé des épines sur sa tête. «
Seigneur », ai –je chuchoté, « qu’est – ce qui s’est passé avec toi ? »
Ses yeux remplis d’amour ont touché mon âme. « Mon enfant, tu le sais. »
Puis, il m’a redemandé la dernière brique. « Donne – la moi. Elle m’appartient. Je l’ai rachetée. »
« Rachetée ? Mais comment ? »
Avec mon sang.
Mais pourquoi, Seigneur ?
Parce que je t’aime d’un amour éternel. Donne – la moi. »
Alors j’ai placé la brique sale dans sa paume blessée. Toute la saleté, le mal de ma vie était dans ses mains : mon orgueil, mon égoïsme, et la dépression qui m’avait tourmentée constamment. Il s’est tourné face à la croix et a lancé cette brique dans la mer de son sang.
« Maintenant, mon enfant, tu auras besoin de revenir me voir. Je serai toujours avec toi. Quand tu seras troublée, fait appel à moi, et je viendrai t’aider et je te montrerai des choses que tu ne pourrais même pas imaginer ! »
« Oui, Seigneur, je ferai appel à toi », lui ai – je promis.
Je me suis ensuite penché pour prendre mon fardeau mais il m’invita à le lui abandonner. « Tu peux le laisser ici si tu veux. Tu as vu tous les autres fardeaux, ce sont ceux qui ont été laissés à mes pieds. Johanne, Akossiwa, Débora, Ruth… Quand tu laisses ton fardeau ici, je l’emporte avec moi. Rappelle – toi, mon joug est doux et mon fardeau est léger. »
Comme j’acceptais de lui laisser mon fardeau, la lumière a commencé à s’éteindre, mais à travers le voile lumineux, je pouvais entendre un murmure qui disait : « Je ne te laisserai jamais, je ne t’abandonnerai jamais. »
Et une paix a inondé mon âme !
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